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International

La Banque mondiale optimiste pour la croissance

Par Amine SAHRANE | Edition N°:5040 Le 07/06/2017 | Partager
2,7% attendus en 2017 et 2,9% en 2018
Une reprise qui touche aussi bien les pays développés que ceux en voie de développement
Néanmoins, des facteurs de risque subsistent
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La croissance économique mondiale devrait se raffermir en 2017 pour atteindre 2,7%. La reprise des activités manufacturières et des échanges commerciaux, le regain de confiance sur les marchés et la stabilisation des prix des produits de base vont permettre aux pays émergents et en développement exportateurs de ces produits de renouer avec la croissance

La Banque mondiale maintient ses prévisions pour la croissance au niveau international. Dans son dernier rapport «perspectives économiques globales», elle anticipe une consolidation de la progression du PIB global en 2017 à 2,7% et à 2,9% en 2018. La reprise concerne aussi bien les économies des pays développés que celles des pays émergents et en développement.

La cadence devrait s’accélérer pour les économies développées en 2017. La Banque mondiale y observe aussi une consolidation de l’investissement ainsi que des exportations, accompagnée d’une croissance moins importante pour la consommation privée. La demande d’importation s’est également renforcée, contribuant à la reprise du commerce international. La croissance des échanges commerciaux passe en effet à 4%, après avoir atteint son plus bas niveau depuis la crise financière en 2016 (2,5%).

La croissance devrait reprendre dans les Etats-Unis et le Japon et rester stable dans la zone euro. Les pays en développement profitent aussi de cette reprise. Le développement des plus grandes économies émergentes devrait se renforcer au point de dépasser son rythme moyen à long terme à l’horizon 2018. La croissance de l’ensemble des pays émergents et en développement atteindra 4,1% cette année contre 3,5% en 2016.

L’accélération est générée par l’augmentation des prix dans les pays exportateurs de métaux et par l’investissement en infrastructures dans les pays non exportateurs. Tout n’est pas rose dans les nouvelles perspectives. Certains pays à faible revenu subissent des contraintes liées à la baisse des prix pétroliers, aux conflits, aux changements politiques, ainsi qu’à la sécurité.

Selon Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale: «Cela fait trop longtemps que la faiblesse de la croissance freine la lutte contre la pauvreté. Il est donc encourageant de constater que l’économie mondiale donne des signes de raffermissement». Et d’ajouter que les pays devraient saisir l’occasion de cette croissance «fragile mais réelle» pour restructurer les économies. L’objectif étant d’attirer les investissements privés et de soutenir la croissance à long terme.

La Banque mondiale attire l’attention sur les risques qui pèsent sur cette croissance. Il s’agit notamment de ceux liés aux nouvelles «pratiques restrictives en matière d’échanges internationaux», qui risqueraient d’avorter le rebond du commerce mondial et décourager l’investissement. Elle met également en garde contre la «faiblesse persistante de l’accroissement de la productivité et de l’investissement» qui pourrait ternir les perspectives de développement pour ces pays.

Elle s’inquiète aussi de l’endettement des pays en voie de développement. A la fin 2006, la dette publique était supérieure de plus de dix points de pourcentage du PIB à son niveau de 2007 dans plus de la moitié des pays émergents et en développement. Les déficits budgétaires posent également problème.

Une détérioration de plus de 5 points du PIB par rapport à 2007 chez un tiers des pays en voie de développement a été signalée. D’autres facteurs pèsent sur la croissance à long terme des économies en développement comme la démographie de moins en moins favorable et un manque de gouvernance.

3,8% de croissance pour le Maroc

La croissance économique de la région Mena tombera à 2,1% en 2017, selon la Banque mondiale. Les effets négatifs de la réduction de la production de l’Opep sur les pays exportateurs de pétrole l’emportant sur la modeste amélioration de la situation des pays importateurs de pétrole. La croissance devrait toutefois s’accélérer en 2018 pour atteindre 2,9% dans l’hypothèse d’une atténuation des tensions géopolitiques et d’une hausse des cours pétroliers. Au Maroc, la croissance devrait s’établir à 3,8%. Elle bénéficie des réformes structurelles de l’économie (assainissement du budget, amélioration du climat des affaires) mais devra reculer à 3,7% en 2018. L’Arabie saoudite connaîtra aussi un recul à 0,6% sous l’effet de la diminution de la production pétrolière avant de rebondir pour atteindre 2% en 2018. En Egypte, la croissance fléchira durant l’exercice en cours avant de se renforcer de façon constante à moyen terme grâce à un surcroît de compétitivité et à la mise en œuvre de réformes destinées à améliorer le climat des affaires.

 

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