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Economie

Green bonds: L’engouement se confirme

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5022 Le 12/05/2017 | Partager
Cet instrument pour le financement connaît un véritable décollage
Le groupe CDG veut favoriser le développement de ce marché des finances vertes
BAM et CDG se mobilisent pour inscrire cette dynamique dans une dimension continentale
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Abdellatif Zaghnoun, DG de la CDG, n’a pas caché les ambitions de son groupe. Il compte jouer un rôle majeur dans le développement des finances vertes, via CDG Capital, mais aussi dans la canalisation de l’épargne vers ce nouveau marché (Ph. Bziouat)

En 10 ans, le marché des Green bonds a connu une grande expansion à l’international. Le souci de transition vers l’économie verte semble gagner de plus en plus d’investisseurs. «L’engouement est manifeste. Nous sommes face à un vrai décollage, même si les montants restent encore faibles», a expliqué Mohamed Kallala, Global head of investment banking à Natixis.

Intervenant lors d’une conférence organisée par l’Institut CDG, autour du verdissement des actifs immobiliers, il a appelé à «changer d’échelle pour passer à des montants plus importants». Au Maroc, Bank Al-Maghrib est particulièrement impliqué dans cette dynamique. Une feuille de route a été mise en place (cf.www.leconomiste.com). Abdellatif Jouahri, wali de BAM, a précisé que la banque centrale établit un suivi de ces engagements, via un comité de coordination.

Pour lui, «il est important de verdir le budget de l’Etat. Les entreprises se doivent aussi d’avoir cette exigence environnementale». Le groupe CDG ambitionne d’être l’un des champions nationaux dans ce domaine. Concrètement, «la CDG entend jouer un rôle majeur dans le développement du marché des finances vertes, via sa filiale CDG Capital», a indiqué son DG Abdellatif Zaghnoun.

Il a mis en avant les efforts menés pour nouer des partenariats avec des institutions internationales, afin de favoriser l’entrée du secteur privé dans ce marché. Le souci environnemental a été intégré dans la stratégie du groupe. Outre la promotion de l’efficience énergétique, il s’agit aussi de «canaliser l’épargne vers l’économie verte». Parmi les actions menées pour stimuler le développement de la finance climatique: l’implication du groupe CDG dans la procédure d’accréditation pour le Fonds vert.

Par exemple, «500 millions de DH ont été mobilisés pour des projets d’efficacité énergétique». Parallèlement, Zaghnoun a mis l’accent sur l’importance de la dimension régionale de ce marché. Il a annoncé le lancement de la préparation d’un réseau pour orienter l’épargne africaine vers les projets verts. Il a lancé un appel aux investisseurs institutionnels et aux banques pour rejoindre ce réseau.

Cette orientation continentale est partagée par le wali de Bank Al-Maghrib. Jouahri a annoncé qu’une «réflexion est menée pour réorienter les efforts de rassemblement des opérateurs concernés par ce marché vers une logique sud-sud, particulièrement en Afrique». Il a «déjà contacté les banques centrales de ces pays». L’idée est «d’organiser quelque chose qui nous soit propre», a-t-il dit. Le wali de BAM a aussi mis l’accent sur l’importance de l’implication des citoyens dans cette dynamique verte.

Même son de cloche auprès de Mustapha Bakkoury, président de la région Casablanca-Settat, ancien patron de la CDG. Pour lui, «les épargnants pourront accélérer le marché des Green bonds, s’ils sont sensibilisés à l’importance de la finance verte». Il a rappelé que le «Maroc a choisi son chemin en matière de transition vers une économie décarbonée». Mais, «il faut aller jusqu’au bout dans ce domaine, qui exige un travail de longue haleine», a-t-il dit. Ceci est d’autant plus important que «d’expérience, on pose le bon diagnostic et on identifie les solutions.

Mais, on n’a pas suffisamment de souffle pour mener à bout leur application», a mis en garde Jouahri. De son côté, Bakkoury a rappelé que l’ancrage de l’économie verte est aussi une bataille qui se joue dans les territoires. Le président de la région de Casablanca-Settat a mis l’accent sur l’adoption d’une charte régionale, transférée aux communes. Elle devra constituer une référence pour l’élaboration des plans d’action relatifs à des problèmes concrets. Cela concerne notamment les déchets, l’assainissement liquide, le transport urbain… L’idée est de favoriser l’instauration d’une logique d’urbanisme d’anticipation, a expliqué Bakkoury.

Pourquoi les Green bonds séduisent?

Certes, les Green bonds ne sont pas les seuls instruments pour financer la transition vers une économie écolo. Mais, ils ont réussi à séduire de plus en plus d’investissements. Cet engouement s’explique par le fait qu’il s’agit d’un «instrument très pratique pour mobiliser et réorienter vers des actifs verts», a expliqué Orith Azoulay, responsable de la recherche investissement socialement responsable à Natixis. Ils sont destinés essentiellement à des projets de mitigation/adaptation climatique comme le transport propre ou le développement de l’économie circulaire. Cet instrument séduit les émetteurs à plusieurs niveaux. Il offre un impact positif en termes de branding et de communication. Il permet aussi «d’attirer et de diversifier la base des investisseurs», selon Azoulay.

 

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