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Analyse

La Bourse prépare les futures «pépites»

Par Franck FAGNON | Edition N°:5014 Le 02/05/2017 | Partager
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Karim Hajji, directeur général de la Bourse: «Le programme Elite constitue un vivier pour alimenter la Bourse dans les prochaines années. Nous avons trois participants qui s'intéressent à une cotation d'ici trois ans»

La Bourse est sur plusieurs fronts. Elle a achevé avec succès la deuxième édition du Morocco Capital Market Day à Londres. L'événement a mobilisé treize entreprises cotées sur la place casablancaise. La coopération, principalement entre les marchés des capitaux des deux pays s'est renforcée ces dernières années. Le Maroc déploie le programme Elite du London Stock Exchange Group. Celui-ci a notamment vocation à inculquer aux entreprises le langage des marchés. La Bourse espère y recruter de futurs pensionnaires.  
 
- L'Economiste: Quel était le message que vous avez porté aux investisseurs britanniques?
- Karim Hajji:
L'objectif du Morocco Capital Market Day est d'exposer les opportunités qui existent au Maroc aux investisseurs britanniques et de leur montrer aussi la manière dont le Maroc peut être utilisé comme porte d'entrée pour l'Afrique, compte tenu des liens très forts avec le continent. Nous avons un certain nombre d'entreprises qui sont des opérateurs importants en Afrique subsaharienne. Les investisseurs qui souhaitent profiter des opportunités de rendement qu'offre l'Afrique peuvent à la fois investir directement dans les sociétés marocaines présentes sur le continent ou y investir en partenariat. Il y a un avantage indiscutable pour les investisseurs à venir au Maroc pour pouvoir rayonner en Afrique subsaharienne.
- Les investisseurs regardent aussi le marché boursier. Où en est la feuille de route?
- La feuille de route est en cours de finalisation. Elle touche à plusieurs domaines. Nous avons naturellement la liquidité qui demeure un sujet important pour nous et l'infrastructure de marché notamment la gestion des risques de contrepartie à travers la mise en place d'une chambre de compensation. Nous avons aussi le rayonnement africain, c'est-à-dire la façon dont la Bourse de Casablanca peut se rapprocher d'autres places financières africaines au bénéfice de toutes les places. Ce sont des sujets qui seront adressés par la feuille de route. Je ne peux pas vous en dire plus. Le ministre des Finances dévoilera les détails.
- La Bourse peine toujours à séduire les PME. Les freins sont-ils essentiellement culturels?
- C'est clair que le frein culturel est fort. Mais, il y a aussi la nécessité pour les entreprises d'accepter davantage de transparence, de communiquer de manière plus régulière sur l'évolution de leur activité, leurs perspectives...etc. Et cela c'est un travail de longue haleine. Le programme Elite que nous déployons en partenariat avec London Stock Exchange Group constitue par exemple un vivier pour alimenter la Bourse dans les prochaines années. Parmi les entreprises qui participent au programme (ndlr: 24 entreprises qui seront rejointes par 12 autres le 9 mai prochain), nous en avons trois qui s'intéressent à une cotation d'ici trois ans.
Propos recueillis par Franck FAGNON à Londres

 

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