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Analyse

Bourse Casablanca postule à nouveau chez les Emergents

Par Franck FAGNON | Edition N°:5014 Le 02/05/2017 | Partager
Le Maroc veut revenir dans le MSCI Emerging Markets
Quatre entreprises réunissent les critères d'éligibilité
Mais, il faudra améliorer sensiblement la liquidité du marché
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Le redressement de la croissance économique, l'élargissement de la classe moyenne ou encore l'écosystème CFC sont des atouts à faire valoir pour revenir dans le MSCI EM. Cependant, l'amélioration de l'offre de la Bourse est tout aussi essentielle pour attirer les investisseurs étrangers (Source: MSCI et BVC)

La nomination du gouvernement et la reconduction de Mohamed Boussaid au ministère de l'Economie et des Finances va permettre d'avancer sur plusieurs dossiers dont la réforme de la Bourse. La feuille de route devrait être dévoilée incessamment. En dehors des sujets cruciaux que sont l'amélioration de la liquidité, le développement des introductions en Bourse ou encore le renforcement de la régulation, les autorités du marché veulent mener campagne pour favoriser un retour du Maroc dans le MSCI Emerging Markets, l'un des indices les plus scrutés par les investisseurs étrangers.

Cette mission sera confiée à une commission en cours de constitution. Sa réussite est corrélée à l'obtention de résultats immédiats sur la question de liquidité.  «Le Maroc remplit les conditions pour intégrer le MSCI Emerging Markets. Nous pouvons faire du lobbying pour faire partie au moins de la watchlist», observe un opérateur du marché.

Après plus de dix ans de présence dans l'indice, le Maroc avait été déclassé vers le Frontier Markets en novembre 2013 en raison du manque de profondeur du marché. Ce reclassement a contribué à un mouvement de retrait des institutionnels étrangers sur la place. Les échanges moyens sur les trois dernières années ont dévissé de 24% par rapport à la période antérieure au reclassement.

Aujourd'hui, quatre valeurs (Maroc Telecom, Attijariwafa bank, BCP et BMCE Bank of Africa) remplissent les conditions pour permettre une réintégration des valeurs marocaines dans le MSCI Emerging Markets. Le redressement de la croissance économique, l'élargissement de la classe moyenne ou encore l'écosystème Casablanca Finance City sont des atouts à faire valoir. L'amélioration de l'offre de la Bourse est tout aussi essentielle pour attirer les investisseurs étrangers.

Il faudra leur offrir plus de choix. Le Maroc avait compté jusqu'à 12 représentants dans le MSCI EM. Pour augmenter le contingent marocain, il faudra introduire de nouvelles règles pour élargir le flottant en Bourse des sociétés cotées, par exemple fixer un niveau plancher à maintenir. Pour de nombreuses entreprises, les titres en circulation sont faibles voire confidentiels pour Centrale Danone ou encore Auto Nejma par exemple.

L'explication tient en partie à la prédominance des institutionnels (assureurs, Caisse de retraite...) sur la place. Or, ce sont des investisseurs de long terme. Il faudra diversifier les classes d'actifs pour leur permettre de réorienter une partie de leurs capitaux ailleurs. Parallèlement, il est nécessaire de redonner goût à l'investissement en Bourse aux particuliers.

La baisse du marché ces dernières années et le manque de transparence de certains émetteurs qui se sont traduits par des pertes importantes pour des petits porteurs ont refroidi l'investissement des ménages en Bourse. Cependant, l'introduction en Bourse de Marsa Maroc a démontré un regain d'intérêt pour la place.

Le Plan d'épargne action (PEA) est un outil intéressant pour réconcilier les particuliers avec la Bourse. Mais, la mauvaise conception du produit explique en partie son flop. «Il n'y a aucun intérêt à aller placer son argent dans le PEA», tranche un analyste. Six ans après le lancement du PEA, les chiffres lui donnent raison.

Communication financière: La passivité de l'autorité du marché

L'information est le carburant des marchés financiers. Sur la place casablancaise, cette denrée n'est pas toujours disponible. Les entreprises du Masi doivent encore beaucoup progresser en matière de communication financière. Quelques grands groupes et PME se distinguent, mais il reste pour l'ensemble de la cote des efforts à fournir sur la qualité et les délais de publications. Mis à part quelques rappels à l'approche des délais limites de publication des états de synthèse, l'Autorité du marché est étrangement inactive sur ces questions. Jusque-là, elle n'est pas parvenue à introduire le passage aux publications trimestrielles. Sur ce point, le Maroc est en retard par rapport aux pratiques sur les places de la région. Les initiatives sont individuelles ou imposées par les régulateurs notamment Bank Al-Maghrib qui oblige les banques à publier leurs Etats de synthèse chaque trimestre. Par ailleurs, certains émetteurs éditent une version anglaise de leurs agrégats. Ce sont des changements qui seront bénéfiques pour la cote.

 

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