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Casablanca/Ex-marché de gros/Faouzi Chaâbi:«J’ai misé plus de 100 millions de DH sur ce site»

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4995 Le 04/04/2017 | Partager
Au programme: galerie commerciale, hypermarché, divertissement…
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«L’actuel président de la CUC n’a pas le droit de remettre en cause la décision d’un précédent conseil de la ville. Sinon, ce serait la porte ouverte à tous les abus!», tient à préciser Faouzi Chaâbi, vice-président du groupe Ynna Holding (Ph. L’Economiste)

- L’Economiste: Quel est le scénario après la récupération du site?
- Faouzi Chaâbi:
Nous y réfléchissons. La justice s’est prononcée pour la 4e fois en notre faveur. L’actuel président de la CUC n’a pas le droit de remettre en cause la décision d’un précédent conseil de la ville. Sinon, ce serait la porte ouverte à tous les abus! Le ministère de l’Intérieur a co-signé ce contrat avec la commune. Ce qui fait mal au citoyen et à l’homme d’affaires que je suis, c’est que même s’il y a un jugement en ma faveur, le président de commune refuse de l’appliquer. Nous avons reçu une lettre vendredi dernier, dans laquelle El Omari nous informe que le site a été confié à Casa  Patrimoine. Est-ce que cela veut dire que ce jugement ne vaut plus rien? C’est très grave. C’est mauvais pour la confiance dans le système judiciaire et pour le climat des affaires. Nous avons plus de 38 millions de DH de marchandises et de matériel à l’intérieur de ce site. Nous ne savons rien sur le sort qui leur est réservé.

- Quel est finalement le concept retenu pour le site?
- Lors d’un voyage aux Etats-Unis en 1995, j’ai été impressionné par la reconversion en hôtel d’une gare de train au centre-ville de Saint-Louis au Missouri. A mon retour, j’ai jeté mon dévolu sur les anciens abattoirs. J’ai pensé à créer des galeries, de la restauration, un musée… J’ai approché la ville à l’époque de Sajid, avec une maquette du projet.  Mais on m’a répondu que le site ne sera pas confié au privé, mais plutôt à une SDL. Entre-temps, rien n’a été fait. Pour le marché de Belvédère, j’ai imaginé une belle galerie, éclairée, en gardant les noms des anciens marchands de fruits et légumes et l’authenticité du building. Un peu comme les halles de Paris, Barcelone…

- Mais la ville vous reproche d’avoir trop traîné pour les investissements...
-  Ils nous reprochent beaucoup de choses. Mais ce ne sont que des mensonges. Quand on a signé ce contrat de bail, c’était dans le but d’être autorisé de manière automatique. Mais, il n’en est rien. Ils nous ont arrêté le chantier plusieurs fois pour un oui ou pour un non. Résultat : plusieurs années de retard. A l’époque de l’ancien conseil, Sajid nous avait dit qu’il fallait mettre le marché à l’étage et non au rez-de-chaussée. Alors qu’il est plus judicieux de mettre l’hypermarché en bas et la galerie commerciale en haut. Nous avons quand même entamé les travaux. Nous avons construit deux niveaux de parking au sous-sol. Parallèlement,  nous avons entamé les travaux de restauration du site en état de délabrement avancé. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui ont poussé les Français à quitter ce projet. Depuis quelques années, la CUC a entamé les procédures judiciaires pour nous évacuer. Nous avons quand même continué les travaux, mais au ralenti, en attendant de voir l’issue du conflit. Lors du dernier procès en novembre 2016, nous avons exigé le remboursement des frais engagés à ce jour. Un rapport d’expertise, remis au tribunal, fait état de près de 100 millions de DH dépensés avec factures à l’appui.
- Vous n’avez versé aucun loyer depuis la signature du contrat de bail en 1997…
- On ne peut payer un loyer pour un site à restaurer. Une clause dans ce sens est d’ailleurs prévue dans le contrat. Logiquement, on ne doit commencer à payer le loyer qu’au moment où l’on commence l’exploitation du site. Ça se passe comme ça partout dans le monde. Je n’ai pas de loyer à payer. Sinon, je me suis acquitté de toutes les taxes, les droits et les frais liés  aux autorisations. Rien que pour le permis de construire, nous avons déboursé plus de 200.000 DH.

-  Pensez-vous qu’Asswak Assalam soit la meilleure option pour un quartier qui manque de terrains, d’équipements sportifs…?
- Qu’est-ce qui est mieux pour un Casablancais? Avoir un centre commercial qui emploie au moins 200 personnes, plus les emplois indirects, sans compter les galeries, un hypermarché, et les divertissements/loisirs qui vont avec ou un centre socio-sportif qui comptera au mieux 2 terrains de basket et où une vingtaine de personnes pourront jouer? En plus, quand un hypermarché s’installe dans un quartier, il y a toujours un impact direct sur les prix qui baissent, notamment chez les épiciers. o

Propos recueillis par Aziza EL AFFAS

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