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Régions

Casablanca/Ex-marché de gros: Un round en faveur de Chaâbi

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4995 Le 04/04/2017 | Partager
La CUC sommée de lui restituer le site
Le feuilleton judiciaire reprend de plus belle
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Depuis l’année 1997, l’ancien marché de gros à Belvédère est pris en otage entre la commune et la société Dimco (filiale du groupe Ynna Holding). Les deux parties le revendiquent, l’une pour le reconvertir en hypermarché Asswak Assalam et l’autre en centre socio-sportif. En attendant, le site, en état de délabrement avancé, menace de tomber en ruine (Ph. L’Economiste)

Nouveau rebondissement dans le dossier de l’ancien marché de gros de Belvédère. L’homme d’affaires Faouzi Chaâbi vient d’obtenir gain de cause dans le bras de fer qui l’oppose à la Commune urbaine de Casablanca (CUC). Un jugement en référé en sa faveur, rendu jeudi 30 mars, devrait être notifié à la commune au cours de cette semaine.

Le jugement  stipule l’évacuation immédiate du site, connu sous le nom de l’ancien «marché Crio» et sa restitution à son actuel locataire, en l’occurrence la société Dimco (filiale du groupe Ynna Holding). Ce bras de fer oppose les deux parties depuis des années, avec plusieurs péripéties judiciaires à la clé. En février dernier, une intervention musclée des forces de l’ordre a obligé les locataires à évacuer manu militari (cf. édition du 17 février 2017).

Molesté durant l’opération d’évacuation, le milliardaire Chaâbi a illico intenté un procès contre le président du conseil de la ville pour «agression et diffamation». Entre-temps, le maire et la SDL Casa Patrimoine ont emmuré tous les accès de l’ancien marché. Ils ont aussi installé une pancarte annonçant le lancement officiel d’un chantier de réhabilitation pour la reconversion des locaux en espace socio-sportif. «La décision de récupérer l’ancien marché de gros avait été prise en 2013.

Nous n’avons fait qu’exécuter un arrêté antérieur à notre arrivée aux commandes du conseil», avait précisé Abdelaziz El Omari, lors d’une conférence de presse, qui s’est tenue mercredi 22 février. L’affaire a même pris des dimensions politiques. Le PAM avait, rappelons-le, exprimé son soutien à Faouzi Chaâbi, élu de Kénitra, dans cet imbroglio juridique qui l’oppose à la CUC, menaçant de porter l’affaire devant le Parlement. «Il s’agit d’un problème avec l’entreprise et non avec les personnes. Cela concerne la gestion du conseil de la ville et non d’un parti», avait riposté El Omari.

C’est la 3e évacuation en quelques mois, après celles du complexe sportif de Zenata (cf. édition du 19 décembre 2016) et celui de My Rachid (31 janvier 2017). Mais il s’agit de loin de la plus médiatisée. Aujourd’hui, la Sqala et le Lido (Espace Plein Ciel Paradise de la corniche) sont les prochains sites dans le collimateur de l’équipe El Omari. Mais ces revers judiciaires  risquent de peser lourd sur la suite des évènements. Contactés à plusieurs reprises par L’Economiste, les responsables auprès du service juridique de la commune sont restés injoignables.

 

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