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Finances-Banques

Sonasid: Performances contrastées en 2016

Par Safall FALL | Edition N°:4993 Le 31/03/2017 | Partager
Un Ebitda en hausse de 13% malgré un chiffre d’affaires en recul de 12%
L’impérative maîtrise des coûts de production: 90% de renouvelable dès 2018
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 L’industriel ne fait pas exception. L’instabilité des prix de la billette et son impact sur la ferraille ont entraîné une dégradation mondiale des prix de l’acier (Ph. L’Economiste)

Les exercices se suivent et se ressemblent -ou presque- chez le géant de l’acier.  Il faut dire que l’accentuation des facteurs conjoncturels, qui pèsent sur l’activité, n’arrangent rien. L’industriel enregistre une baisse de 12% de son chiffre d’affaires à fin 2016, qui s’établit à 3 milliards de DH. Ce recul est attribué à la baisse du prix de vente moyen, avec une contraction de 13%, sous la pression du marché intérieur et de celui de la billette.

La surcapacité du marché, estimée à 2,5 fois les besoins réels et combinée à un secteur de l’immobilier au ralenti, exacerbe ce diagnostic. «Nous continuons à améliorer les  performances de l’entreprise en dépit de ce contexte. L’Ebitda s’est amélioré de 13% au terme de l’année écoulée et le résultat d’exploitation est redevenu légèrement positif à 5 millions de DH», indique Amin Abrak, directeur général de Sonasid. L’amélioration de la rentabilité et volume des ventes, réalisée sur le 4e trimestre, n’a pu que partiellement atténuer la pression sur les marges exercée par ces conditions de marché volatiles et tendues.

Pour le directeur financier de l’entreprise, Abdelillah Fadili, cela s’explique essentiellement par «la combinaison des niveaux de marge sur la matière et la maîtrise des coûts de transformation». S’y ajoute, aussi, le début du processus de cash back suite aux investissements réalisés par l’industriel avant 2005. Dans la conjoncture actuelle qui n’est pas des meilleures, le DAF préfère se focaliser sur le niveau d’endettement et la situation des fonds propres de la filiale d’Arcelor Mittal. Sur ce dernier aspect, la société affiche un peu plus de 600 millions de DH de fonds de roulement à la clôture de l’exercice, à mettre en rapport avec des besoins estimés à 190 millions de DH.

Le résultat net de l’industriel demeure dans le rouge avec un déficit calculé à 46 millions de DH. Autant d’indicateurs qui reflètent la tension dans laquelle l’activité évolue. Le management assure continuer à s’engager dans des efforts d’amélioration des coûts de transformation. «Nous avons réussi à baisser ces indicateurs de 17% sur l’aciérie et de 13% sur le laminoir, par rapport aux niveaux de 2012», explique le patron de Sonasid.

Dans ce chantier, l’entreprise est sur d’ambitieux projets. «80% de notre approvisionnement énergétique sera de source éolienne dès 2018», annonce Abrak. La protection du marché local vis-à-vis des importations aura aussi son rôle à jouer dans l’amélioration des conditions de l’entreprise. Le management de la société n’exclut d’ailleurs pas une troisième reconduction de la mesure de sauvegarde qui devrait expirer d’ici la fin de l’année 2018… Même si cela sera bien difficile à obtenir.

 

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