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    Société

    Santé: 70% des malformations congénitales peuvent être évitées

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4979 Le 13/03/2017 | Partager
    Une alimentation riche en acide folique permet de diminuer sensiblement le risque
    Au Maroc, entre 0,5 et 1% des nouveau-nés sont touchés
    Les régions reculées, particulièrement exposées
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    Même sans antécédents, la vitamine B est nécessaire pour limiter les risques de malformations congénitales. Les professionnels de santé sensibilisent sur l’importance des compléments en vitamines pour pallier les carences, tout en mettant en garde contre l’automédication
    (Ph. Pixabay)

    Réduire de moitié la mortinatalité et éviter jusqu’à 70% des malformations congénitales chez les nouveau-nés, c’est possible. Pour cela, il suffirait que les femmes consomment 0,4 mg (400 microgrammes) d’acide folique (ou vitamine B9) tous les jours. La dose de référence de ce que l’on appelle également les «folates», indispensables au développement du système nerveux de l’embryon, c’est-à-dire à la multiplication des cellules et à la régulation de l’activité des gènes.

    Ils participent à la fabrication des globules rouges et blancs, au renouvellement de la peau et de la paroi de l’intestin, ainsi qu’à la synthèse des substances chimiques qui modulent le fonctionnement du cerveau. C’est dire si passer l’information est primordial pour les professionnels de santé.
    «Même sans antécédents, la vitamine B est nécessaire à toute patiente, à tout venant. Mais pour les parents qui ont des antécédents dans la famille, la dose est plus importante et doit être prise, dans l’idéal, 1 trimestre avant la conception», explique Mohamed Ennachit, professeur de gynécologie obstétrique à la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca. Précisant que les «femmes malnutries vivant dans des régions reculées où il n’existe pas assez de denrées alimentaires riches en vitamine B sont particulièrement exposées».

    Au Maroc, entre 0,5 et 1% des nouveau-nés sont touchés par une malformation congénitale, essentiellement des anomalies de fermeture du tube neural comme le spina bifida et l’anencéphalie. Pour autant, ce traitement ne dispense pas d’une alimentation couvrant les besoins quotidiens de l’organisme de cette vitamine. Les folates se trouvant principalement dans les légumes à feuilles vert foncé, les légumes secs, les oranges, les asperges ou le foie.
    Telle que recommandée par les instances internationales, cette supplémentation doit être pharmacologique, c’est-à-dire provenant d’une spécialité pharmaceutique, dont le rapport bénéfice/risque a été évalué par des études et évaluations scientifiques. Il ne s’agit pas de se reposer sur les compléments alimentaires, qui ne sont pas soumis aux mêmes contrôles. «Je conseille vraiment aux femmes de respecter la prescription de leur médecin, et de ne pas faire de l’automédication ou de l'auto prescription», recommande Ennachit. Car le dosage en acide folique chez la femme enceinte dépend de ses propres besoins et de ses antécédents.

     

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