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    Economie

    Comment gérer les dépôts en banques participatives

    Par Soufiane NAKRI Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:4975 Le 07/03/2017 | Partager
    Bank Al-Maghrib en définit 2 catégories
    Il s’agit de la mobilisation de leurs ressources
    Attention à la gestion des risques
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    Malgré l’octroi des agréments, l’écosystème de la finance participative est loin d’être complet. Il reste encore l’assurance Takaful et un marché des capitaux participatifs conformes à la charia

    La stratégie d’investissement dans les banques participatives s’éclaircit. Avec la publication des circulaires de Bank Al-Maghrib, les futures banques islamiques du royaume sauront comment collecter les fonds de leur clientèle. Ainsi BAM sépare les dépôts d’investissement en deux catégories. Le placement soumis à conditions qui impose à l’établissement de préciser la nature et le secteur d’activité de l’investissement ainsi que la zone géographique. «Ce sont généralement des projets précis, dans l’immobilier ou l’industrie par exemple», précise Said Amaghdir, président de l’association marocaine de la finance participative (AMFP).  

    L’autre catégorie est le dépôt d’investissement ouvert qui donne la possibilité aux banques d’investir dans plusieurs secteurs en fonction des résultats réalisés. «L’objectif est qu’il y ait un partage des profits sur l’ensemble des comptes d’investissement», explique Amaghdir.  Une fois, la banque ouvre la possibilité pour les dépôts d’investissement, ils seront utilisés sous forme d’opération clientèle Mourabaha. En gros, la banque propose d’utiliser les dépôts du client dans un des projets moyennant rémunération.

     Justement, la rémunération des dépôts d’investissement au sein des banques participatives ne doit en aucun cas être sous forme d’un montant préalablement fixé entre l’établissement et le client. Il s’agit d’un profit net retraité des charges directes liées à l’opération d’investissement convenue au départ entre la banque et les investisseurs. Il est interdit à la banque d’imputer aux clients-investisseurs les frais de gestion qui devront être à sa charge.
    Ces bénéfices sont répartis par catégorie de portefeuille d’investissement et au prorata temporis des participations des deux parties et de la durée du placement.  
    La rémunération de la banque est déterminée au moment de la signature du contrat de dépôt d’investissement. Elle est soit sous forme de commission soit un pourcentage des bénéfices réalisés. Dans le cas d’une rémunération via un montant fixe, la banque y intègre les frais de gestion. Mais si elle est actionnaire dans un portefeuille, il lui interdit de percevoir ni revenu fixe et ni commission.

    En cas de pertes, les investisseurs supportent les frais en fonction de leur participation. La banque est responsable de toute mauvaise gestion dans les portefeuilles d’investissement. Le plus difficile sera de déterminer le périmètre de cette mauvaise gestion. Ceci étant, les investisseurs ne peuvent récupérer la totalité de leurs dépôts qui ne sont pas couverts par la Caisse de garantie des banques participatives.
    La communication est également un élément important dans la gestion des portefeuilles d’investissement. La banque est tenue d’informer les détenteurs de dépôts sur tous les moyens, les stratégies d’investissement et les risques liés avant la signature du contrat. Justement à ce stade, l’établissement peut dévoiler le taux de profits espéré mais ne peut en aucun cas s’y engager.

    L’établissement de banque participative doit constituer pour chaque portefeuille un ensemble de précautions. A commencer par des garanties en fonction des gains par le biais de prélèvement directement sur les profits réalisés une fois la quote-part de la banque déduite. Il y a aussi la mise en place d’une gestion des risques d’investissement également à travers le prélèvement d’une partie des bénéfices. Ces garanties doivent être restituées aux différentes parties au moment de la liquidation du portefeuille à hauteur de leurs participations.

    Pour une bonne gestion ALM

    Par le biais de ces dépôts d’investissement, la banque s’assure de disposer de ressources à long terme. Ce qui lui procure une facilité de gestion de sa trésorerie et de sa politique Actif/Passif (ALM). Cela lui permet de garder le client pendant longtemps et éviter les perturbations de marché.

     

     

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