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    Culture

    Mehdi Qotbi : 5 ans, de la passion et de la rigueur

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4968 Le 24/02/2017 | Partager
    Démarrer de rien, le grand challenge
    Le plan de rénovation des musées bien avancé
    Le mécénat privé érigé en modèle

    Mehdi Qotbi a été le premier responsable nommé par SM le Roi président de la Fondation nationale des musées après l’adoption de la Constitution de 2011. Un signal fort pour montrer l’importance que le Souverain accorde à la culture. Près de 5 ans après, c’est l’heure des bilans. Certes, le président a démarré ce chantier sans la moindre structure. Il fallait donc vite trouver un local pour abriter la Fondation. Le choix a été porté sur l’ancien siège de la Société nationale d’études du détroit à Rabat. Le nouveau président a par la suite commencé à recruter. Aujourd’hui, la Fondation compte 12 personnes, en majorité des femmes, qui travaillent selon une double règle: la passion et la rigueur, souligne Mehdi Qotbi.

    Dans cette entreprise, il a développé une «générosité» qui met en avant ses collaborateurs. Conscient qu’il a une mission qu’il ne peut accomplir tout seul, «ce sont les autres qui m’aident à réaliser ma responsabilité», dit-il avec humilité. Avec cette approche de gouvernance et en peu de temps, il a réussi le coup de maître de placer les musées au cœur de l’actualité culturelle. Et inscrit le concept de muséologie dans le jargon courant au point que l’Université Mohammed VI de Rabat en a créé un master. Il est à préciser que ses initiatives sont réalisées avec peu de moyens par rapport aux dépenses nécessaires dans ce domaine. Le budget public accordé à la Fondation ne suffit pas.

    Pour combler cette lacune, il a opté pour ce qui a réussi ailleurs: le mécénat. Ses talents de lobbyiste hors pair, connus de tous, lui ont permis d’attirer des fonds privés pour la bonne cause. Le plan de rénovation des musées a été entrepris grâce à la contribution de mécènes qui sont convaincus de la bonne volonté et de l’exigence du président de la Fondation.
    Le but est de moderniser ces musées existants, avec un changement de nom, dépoussiérant ainsi ces endroits d’un autre âge. Mais c’est celui de Tanger qui semble l’avoir marqué: «dans un musée, nous racontons une histoire, avec un véritable parcours. C’est ce qui est arrivé au musée de Tanger rénové où nous avons 25.000 visiteurs depuis le mois d’août dernier. La fréquentation, de plus en plus grande, permet de jauger et de juger le bien-fondé de ce que nous avons choisi». Le nom a été modifié pour le baptiser désormais le Musée des cultures méditerranéennes (avant c’était le musée ethnographique).

    En outre, depuis le début, il a multiplié la signature des conventions avec des groupes privés, des ministères dont notamment l’Education nationale «afin d’intégrer davantage l’art et la culture pour éduquer les jeunes». Le but est de promouvoir la démocratisation de l’accès de la population à la culture et au patrimoine.
    Au bout de 5 ans, le président a réussi à inscrire le Maroc sur l’agenda des plus prestigieuses institutions muséologiques et culturelles mondiales.

     

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