×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Régions

    Fès-Tourisme: Ce que prévoit le programme de la Smit

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4959 Le 13/02/2017 | Partager
    Jusqu’à 4 milliards de DH d’investissements à mobiliser
    Objectif: développer les écosystèmes «culture et nature»
    Les professionnels réclament un appui étatique

    Nouvelle feuille de route pour doper le tourisme dans la région Fès-Meknès ou bien un programme «réchauffé»? Les programmes «Madinati» et «Kariyati», présentés dernièrement par les responsables de la Smit, aux dirigeants de la région, professionnels du tourisme et autres responsables de services extérieurs, ont donné la sensation de «déjà-vu». En tout cas, c’est ce que rapportent les opérateurs ayant assisté à la rencontre tenue au siège de la wilaya à sa demande, et en l’absence de la presse!

    En effet, Imad Barrakad, patron de la Société marocaine d’ingénierie touristique (Smit), a exposé 3 scenarii pour accélérer le processus de développement du produit touristique au niveau de la région. Le premier, minimaliste, d’investissement public à effet d’amorçage, repose sur le développement des composantes non marchandes avec un investissement global de 770 millions de DH. Le second est un scénario d’investissement public à effet «accélérateur». En plus du développement des composantes non marchandes, celui-ci encourage l’investissement privé et supporte le risque de développement de produits à faible rentabilité. Ce scénario nécessite un budget global public de 2,3 milliards de DH.

    Un troisième scénario d’investissement public à effet propulseur nécessite la prise en charge de certains projets peu rentables à caractère privé par l’Etat. Ceci, afin d’accélérer et d’amorcer le développement du produit au niveau de certaines zones émergentes et à faible attractivité pour le privé. L’investissement requis par ce scénario est de l’ordre de 4 milliards de DH. «Pour débloquer cette enveloppe, il faut une bonne volonté politique et bien avant un gouvernement pour tracer les priorités», martèle un professionnel. «Le privé a un rôle important à jouer pour le développement du produit touristique dans la mesure où il permet de participer à l’accélération du processus de développement du produit touristique et d’enrichir et diversifier l’offre touristique au niveau de la région», renchérit un représentant de la CGEM.

    Unanimes, les professionnels du secteur estiment que les fonds alloués à la région pour le développement touristique restent très faibles. Aussi, la multiplicité des intervenants risque de porter préjudice au développement rapide de ces programmes. Il a été ainsi recommandé de porter le financement par une seule entité publique au lieu de le mutualiser par plusieurs tout en confiant à la Smit son exécution. «Face à ces remarques, Saïd Zniber, wali de la région, a noté que le processus technique doit être accéléré afin d’aboutir à une signature en mois de février pour le programme de développement du tourisme rural et en mois d’avril pour le programme intégré de développement du tourisme culturel», rapporte-t-on.

    Signalons que le diagnostic de l’état actuel du produit touristique fait ressortir que l’offre en hébergement est d’une taille critique, ne permettant pas de booster le PIB régional. D’autant plus que la capacité de moyenne gamme est prédominante et la capacité de haute gamme continue à régresser. Par conséquent, les recettes touristiques sont peu importantes et la région attire de moins en moins les investisseurs. Il ressort également que la marge de progression de captation de clientèle reste toujours faible malgré le potentiel important de la région.

    Pour ce faire, les partenaires ont décidé de mutualiser leurs efforts afin de pallier la problématique de performance de développement du produit touristique de cette destination. C’est dans ce sens  que la Smit a présenté un plan de bataille consistant à créer 7 écosystèmes en milieu rural et 5 en milieu urbain. Ces écosystèmes permettront de diversifier le produit de la région afin de la rendre plus attractive. «L’ensemble des projets proposés permettra d’améliorer la marge de progression de captation de clientèle internationale et nationale, d’accompagner les collectivités locales dans leurs efforts de développement et enfin créer des milliers d’emplois en milieu rural et urbain», conclut Imad Barrakad.

    «Culture et nature»

    touristes_fes_059.jpg

    Dans sa nouvelle feuille de route, la Smit a prévu des projets pour le produit nature et d’autres pour le produit culture. Ainsi, le premier concerne chacun des 7 écosystèmes de la région. Il est caractérisé par le développement de circuits touristiques intégrés et thématisés de façon à le différencier par rapport aux autres écosystèmes et à refléter le potentiel touristique. A noter que les investissements devant être portés par le public devront amorcer une nouvelle dynamique et insuffler un nouveau souffle à la région. Le produit nature permettra de diversifier les offres de la destination. S’agissant du produit culturel qui s’essouffle de plus en plus, cinq écosystèmes seront développés. Y sont visés le «musée vivant» de la médina de Fès, «la racine patrimoniale» de la ville de Meknès, Moulay Driss Zerhoune et Volubilis comme «racine romaine» et «racine spirituelle», «le couloir vers l’histoire» de Taza, ou encore Sefrou comme «un écrin du Moyen Atlas». Il est à noter enfin que l’ensemble des participants s’accordent sur le caractère structurant de ces deux programmes. Et de conclure: «l’Etat doit mettre plus de ressources à la disposition de la Smit pour réaliser ces projets».

    De notre correspondant,
    Youness SAAD ALAMI

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc