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    Les Lions de l’Atlas rentrent à la maison la tête haute

    Par Reda BENOMAR | Edition N°:4950 Le 31/01/2017 | Partager
    Dans un match au rythme effréné, l’Égypte a battu le Maroc pour la première fois depuis 1986
    Le Burkina Faso, l’Egypte, le Ghana et le Cameroun dans le carré final
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    PHOTO DU JOUR: Un supporter congolais haut en couleurs, assiste au match opposant son équipe au Ghana. Une confrontation qui s’est soldée par l’élimination de la RDC (Ph. AFP)

    L’Egypte, nation la plus titrée de l’histoire de la CAN, s’est qualifiée pour les demi-finales au détriment du Maroc dimanche à Port-Gentil (1-0). Les Pharaons, qui ont battus le onze national pour la première fois depuis 1986, retrouvent demain le Burkina Faso dans le dernier carré de la compétition. Par contre le spectacle a été fortement perturbé par la médiocrité de la pelouse qui a clairement empêché les deux équipes de développer leur jeu. 54e minute. La frappe fabuleuse des trente mètres de Mbark Boussoufa, parfaitement exécutée, foudroie la barre transversale d’Essam El Hadary. Le score est toujours bloqué à 0-0 et la première des deux nations qui marquera prendra un ascendant psychologique irréversible.

    Un peu plus d’une demi-heure plus tard, Mahmoud Kahraba place une frappe dans la surface de réparation marocaine qui trompe Mohamedi (88e). Il ne reste que quelques minutes à disputer et les regrets ont déjà empli Hervé Renard, qui a vu ses protégés laisser passer trop d’occasions pour espérer aller plus loin. Avec cette troisième défaite personnelle (en 23 rencontres) dans une Coupe d’Afrique des nations pour le coach français, les Lions de l’Atlas sont éliminés de l’édition 2017 à force d’avoir trop gâché.  Renard s’est dit malgré tout fier de ses joueurs. Pour lui, ils ont fait le match que l’on attendait d’eux. «On a eu des opportunités, mais on n’a pas réussi à concrétiser. On s’est fait sanctionner sur un ballon qui traîne devant le but, c’est comme ça qu’on apprend», a-t-il expliqué.

    La première chose que l’on remarque, c’est que ce derby maghrébin ne ressemble en rien aux autres matchs de cette CAN 2017. Que de mouvements vers l’avant. Quelle détermination dans les duels. Alors forcément, les fautes sont nombreuses, et les impacts physiques parfois spectaculaires. Mais les coups francs dangereux et les jolies actions sont eux aussi fréquents. Côté marocain, c’est Dirar qui se met souvent en évidence. Reste que le dernier geste est toujours un peu raté. Ce dernier geste, Salah le maîtrise parfaitement, mais Mohamedi réalise les arrêts (ou les sorties) qu’il faut. En face, le vétéran El Hadary n’est pas mal non plus.

    Le joueur le plus âgé du tournoi, du haut de ses 44 ans, compte déjà quatre CAN à son palmarès: 1998, 2006, 2008 et 2010. Et il a encore été impeccable, bien aidé par le bloc défensif qui fait la force des Egyptiens dans cette édition 2017. Et si les gardiens sont ainsi mis à l’honneur, cela prouve que les occasions se multiplient. Comme cette barre transversale sublime touchée par Boussoufa. Ou cet immanquable raté de Bouhaddouz. Ou toutes ces têtes qui manquent le cadre de la part des Lions de l’Atlas.

    Mohamed Timoumi, le maestro

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    9 novembre 1985. Les FAR  rencontrent le Zamalek du Caire en demi-finales de la Coupe d’Afrique des clubs champions. Dans le premier camp, Mohamed Timoumi, le meilleur joueur africain de l’année qui compte les jours avant de recevoir son Ballon d’or continental. Mais à l’heure de jeu, catastrophe : après un choc, la cheville droite du meneur de jeu explose. Fin de carrière pour lui? Non, car le talent ne disparaît pas comme ça. Le monde entier en aura la confirmation quelques mois plus tard, quand le Marocain viendra créer la surprise avec sa sélection au Mondial mexicain. À la suite d’une victoire de prestige face au Portugal, Timoumi offre un second tour à sa nation, qui devient le premier pays africain à passer la première phase d’une Coupe du monde. Et qu’importe si son passage en Europe fut un désastre.o

     

     

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