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    Régions

    Casablanca: La fin des taxis d’un autre âge?

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4947 Le 26/01/2017 | Partager
    Un nouvel arrêté durcit les sanctions
    Les syndicats des taxis menacent d’engager un bras de fer
    Les autorités iront-elles jusqu’au bout?

    Entré en vigueur depuis une semaine, le nouvel arrêté gubernatorial n°4047 régissant le métier de transport par taxi suscite des remous. Plusieurs taximen ont manifesté, hier mercredi 25 janvier devant le siège de la wilaya de la région Casa-Settat et dans les quartiers avoisinants (bd de Paris, Hassan II, rond-point Mers Sultan…). Un mouvement qui n’a évidemment pas obtenu l’adhésion des usagers très remontés contre la corporation des taxis (1re et 2e catégories). «Noyé sous les plaintes des usagers Casablancais, nos services ont réagi en promulguant ce nouvel arrêté», explique une source auprès de la wilaya.

    Il s’agit ni plus ni moins d’une actualisation de l’arrêté en vigueur, datant de 1962, selon cette même source. Pour les services compétents au niveau de la wilaya, La nouveauté réside dans l’instauration d’une commission de réconciliation qui intervient dans les litiges opposant le détenteur de l’agrément et l’exploitant du taxi.

    Seulement, cette version «revue et améliorée» n’est pas du goût des chauffeurs de taxis. En effet, des sanctions jugées «excessives» sont introduites dans la nouvelle mouture. A peine appliquées, elles suscitent l’ire de  la corporation des taximen. «Les articles 40 et 42 sont particulièrement décriés», explique Mohamed El Mahdi, SG de l’Union des syndicats professionnels au Maroc, l’un des syndicats représentant ce secteur très atomisé. Des sanctions allant de 1 à 3 mois de retrait du permis de confiance. Sont sanctionnés notamment: le délit de racolage des passagers (1 mois), le défaut de pointage (3 mois), le non-respect de la file d’attente (1 mois)… D’autres infractions sont punies plus sévèrement.

    C’est le cas à titre d’exemple du  stationnement en dehors des zones réservées (1 à 6 mois de mise en fourrière).  «Nous ne sommes pas opposés à l’organisation du secteur, mais certaines sanctions sont trop sévères au regard des infractions commises», poursuit ce syndicaliste. Pour preuve, il assure que les professionnels ne contestent pas des clauses stipulant le retrait du permis en cas de refus de prendre un client (1 mois), d’absence de compteur (1 mois), de dépassement du nombre de passagers autorisés (3 mois)…

    L’obligation de produire un certificat médical chaque année pour prouver ses aptitudes physiques est également critiquée. Cette levée de boucliers a poussé les autorités locales à tempérer. En effet, le wali aurait assuré aux syndicalistes que l’arrêté pouvait être modifié. En clair, la mise à niveau tant attendue par les usagers pourrait être compromise...

    Dommage collatéral

    Dans la foulée des revendications, les chauffeurs de taxis s’en prennent aussi aux intermédiaires en services de transport par taxi (comme Uber, Careem…). Ces derniers, taxés de sociétés «fictives» et assimilés à des transporteurs clandestins, font actuellement l’objet de tirs croisés de la part des professionnels (cf. édition du 25 janvier 2017). Au chapitre des revendications, les taximen réclament aussi un cadre juridique régissant le métier de chauffeur professionnel, la révision du système des agréments, une subvention sur le prix du carburant…

     

     

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