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    International

    Syrie: De rudes négociations à Astana

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4945 Le 24/01/2017 | Partager
    Les rebelles promettent une reprise des combats en cas d’échec
    Les parties doivent convenir d’un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu

    Les rebelles syriens ont promis de reprendre le combat contre l’armée de Bachar al-Assad en cas d’échec des négociations de paix. Celles-ci ont débuté hier lundi à Astana, capitale du Kazakhstan, sous l’égide de la Russie, de la Turquie et de l’Iran. Cette mise en garde des rebelles est intervenue au premier jour de pourparlers destinés à renforcer le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 30 décembre en Syrie. Les négociations ont bien débuté en fin de matinée mais à la dernière minute, les rebelles ont finalement choisi de ne pas s’adresser directement aux représentants du régime même s’ils étaient tous assis autour d’une même grande table ronde, rapporte l’agence AFP. 

    Ces négociations sont les premières entre Damas et des chefs rebelles. Mohammad Allouche, qui mène la délégation rebelle, a insisté sur «le gel des opérations militaires et l’amélioration de l’accès à l’aide humanitaire pour la population civile», selon le porte-parole Ossama Abou Zeid. Allouche a également demandé que les «milices iraniennes, menées par le Hezbollah, et qui combattent aux côtés des troupes de Bachar al-Assad, ainsi que les combattants kurdes du Parti de l’Union démocratique (PYD), soient désignés comme groupes terroristes».

    De son côté, le chef de la délégation de Damas, Bachar Jaafari, a insisté sur la création d’un «processus politique de règlement du conflit et une séparation stricte entre rebelles et jihadistes de l’EI et de Fatah al-Cham (ex-Front al-Nosra, Al-Qaïda en Syrie)».L’envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui sert de médiateur entre les deux camps à Astana, a pour sa part appelé à la création d’un mécanisme de surveillance et de mise en oeuvre du cessez-le-feu sur le terrain.
    Les rebelles soutiennent cette proposition. Elle serait «une base forte qui pourra être poursuivie à Genève», où des pourparlers politiques doivent avoir lieu sous l’égide de l’ONU le 8 février.

    Astana consacre le changement de donne qui s’est opéré en Syrie ces derniers mois après l’intervention en force de l’armée russe et le désengagement progressif des Américains. Résultat: les troupes syriennes ont repris fin 2016 le contrôle total d’Alep, la deuxième ville du pays. Forçant ainsi les rebelles à accepter un cessez-le-feu négocié par la Russie et la Turquie.

     

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