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    International

    ATR assure une continuité de production pour 3 ans

    Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:4945 Le 24/01/2017 | Partager
    Plusieurs contrats conclus avec différents opérateurs (Argentine, Mexique…)
    Le groupe en négociation avec une importante compagnie américaine
    L’avionneur essuie, tout de même, un repli de son CA et de ses livraisons en 2016

    Le contexte est difficile pour l’aviation, en particulier pour les avionneurs régionaux. En témoigne la situation financière du groupe ATR. Le numéro un mondial sur le marché des avions turbopropulseurs régionaux, de moins de 90 places, a vu son chiffre d’affaires et ses livraisons se replier en 2016 en raison du  contexte peu favorable pour le secteur.

    Au terme de l’exercice écoulé, la coentreprise des groupes Airbus et Leonardo-Finmeccanica a enregistré 1,8 milliard de dollars de chiffre d’affaires et a livré 80 appareils. Des réalisations en baisse donc par rapport à 2015 où le constructeur avait réalisé un record de livraisons avec 88 appareils et dégagé un CA de 2 milliards de dollars.Ceci étant, pour Christian Scherer, président exécutif d’ATR, le groupe est, tout de même, parvenu à conserver «sa place de numéro un auprès des compagnies aériennes régionales, et ce malgré une année globalement difficile pour le marché régional». Il ajoute que «plus l’environnement est difficile, plus les avantages économiques de l’ATR s’avèrent être les bases de notre succès».

    Toujours est-il, le groupe qui est concurrencé par Embraer et Bombardier s’est assuré une continuité de production pour les trois prochaines années en consolidant un important carnet de commandes. Il s’agit, en partie, d’un contrat d’envergure avec Avian Lineas Aéreas pour l’introduction des ATR-600 en Argentine, un marché qualifié de «très prometteur» pour le groupe. A cela, il faut ajouter les accords signés avec les opérateurs mexicain Aeromar, espagnol Binter, brésilien Azul Linhas Aéreas et la compagnie de Papouasie-Nouvelle-Guinée PNG Air. Le groupe, qui perçoit des perspectives de demande de turbopropulseurs aux Etats-Unis, discute avec une compagnie aérienne.

    ATR espère, avec le retour des cours du pétrole à plus de 50 dollars, une reprise de la demande, en particulier grâce à la croissance économique de certains pays encore sous-équipés en avions régionaux. Le potentiel est aussi important en Chine, dont la croissance économique s’étend aux villes de seconde importance.
    Au-delà du contexte, le patron d’ATR se dit vigilant face aux conditions de la concurrence. Il dénonce le soutien financier de 1 milliard de dollars du Québec ainsi que celui (en cours) du gouvernement fédéral à Bombardier pour lui éviter la faillite suite aux retards de son nouveau CSeries de 110-130 sièges. Cela impliquerait, de surcroît, des conditions inéquitables dans la guerre des prix sur le marché des avions de 70-80 sièges où ATR dispose du Q400.

     

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