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    Zaouia Bouchichia: Jamal Eddine, le successeur

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:4943 Le 20/01/2017 | Partager
    Le fils aîné du Cheikh est un docteur en théologie
    Il milite pour une Zaouia qui consacre les valeurs spirituelles et sociétales
    jamal_eddine_zaouia_bouchichia_043.jpg

    La succession a été préparée depuis longtemps et Jamal Eddine présidait déjà les différentes manifestations initiées par la zaouia  (Ph. A.K.)

    Le successeur de Sidi Hamza Boutchich, cheikh de la Zaouia Bouchichia  Kadiria est connu depuis longtemps. Le maître avait laissé un testament dans lequel il recommandait à ses disciples de placer leur confiance en son fils aîné Jamal Eddine. C’est ce qu’a confirmé hier, Mounir Bouchich, porte parole de la Zaouia.

    L’aîné de la fratrie Jamal  assumait déjà plusieurs responsabilités depuis que son père a manifesté des signes de fatigue et d’altération. Il était le représentant officiel de la confrérie auprès des délégations étrangères et des responsables locaux et nationaux. C’est lui qui recevait les différents émissaires du Souverain qui apportaient les dons royaux à la zaouia et les grandes célébrités (ministres, artistes, sportifs…) venues des quatre coins du monde.
    Ce compagnon de route et boîte noire du cheikh bénéficie d’une unanimité au sein de la confrérie.

    Le parcours de cet érudit en théologie et en histoire des confréries au Maroc, a démarré lorsqu’il était instituteur du primaire puis conseiller pédagogique des «Katatibes Qorania», classes pour l’apprentissage du Coran. Tout en prenant en charge la gestion de la confrérie, il a passé des années à renforcer son savoir.

    Dans sa thèse qui traite de «la zaouia entre authenticité et modernité», et qui a fait l’objet de plusieurs études critiques en Europe et lors  des différentes rencontres religieuses en marge du mawlid, il fait l’éloge (entre autres) du soufisme comme un rempart contre les semeurs de troubles qui exploitent l’ingénuité des gens pour diffuser le fanatisme et l’intolérance.

    Il prône «un Islam juste et modéré, basé sur la consécration de la logique et le recours aux critères scientifiques pour généraliser le savoir et l’ouverture sur les autres manifestations culturelles». Et là où peuvent naître des divergences d’opinions, l’auteur conclut sa thèse en précisant que «le travail des confréries ne peut aboutir sans la présence d’un guide à double charisme: spirituel et sociétal».

     

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