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    Régions

    A Bni Drar, l'activité commerciale meurt lentement

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:4943 Le 20/01/2017 | Partager
    Depuis le verrou des autorités quant aux produits de contrebande, le commerce a fléchi
    80 magasins sur 450 baissent le rideau, d'autres sur la même voie
    A défaut de menues «affaires» faciles et juteuses, le chômage explose
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    Depuis que les services de contrôle ont resserré l’étau sur les produits en provenance d’Algérie, l’activité commerciale se fane (Ph. L'Economiste)

    Depuis que les produits de contrebande ne sont plus commercialisés au niveau de la localité de Bni Drar (20 km d'Oujda) et que les services de contrôle ont resserré l’étau sur les produits en provenance d’Algérie, l’activité commerciale va à vau-l'eau. Plusieurs commerces ont baissé rideau. D’autres ne tarderont pas à leur emboîter le pas.

    La faute, cette fois ci, incombe au secteur privé qui n’arrive pas à bénéficier des travaux en cours pour la mise à niveau de la localité. Plus de 80 boutiques sur un total de 450 ont fermé. Leurs locataires n’arrivent plus à payer le loyer à cause de la récession de l’activité commerciale. Idem pour les restaurants réputés pour la qualité de leurs grillades, plats assaisonnés ou de terroir qui subissent la concurrence des nouveaux restaurants ouverts au niveau de la périphérie d’Oujda.

    En l’absence d’activités génératrices de revenus le taux de chômage grimpe en flèche chez les jeunes habitués à des travaux faciles et juteux (contrebande). Plusieurs d’entre eux sont retournés aux activités agricoles en attendant que le programme de mise à niveau des zones frontalières donne ses fruits. «Les départements de l’agriculture et de l’OFPPT sont invités à à former ces jeunes afin qu'ils puissent maîtriser les techniques de production, de valorisation et surtout d’innovation», souligne une poignée de jeunes de Bni Drar.

    Ce n'est pas le seul mal qui affecte cette localité. Le prix du bâtiment a été secoué et on est loin de l’époque où les constructions poussaient comme des champignons dans les quartiers de la ville. Le prix du m2 a chuté de 500 DH. «Il est temps de faire bénéficier les zones frontalières d’encouragements fiscaux, de facilités de crédits et de réduction des prix pour certains produits de base comme cela est le cas dans nos régions du sud», souligne Abdelkader Mimouni l’Amine des commerçants de Bni Drar. Le projet de construction d’un nouveau centre commercial pourrait relancer l’activité marchande.

    Le renforcement des infrastructures de base (élargissement et renforcement de la voirie publique, électrification, assainissement et couverture en eau potable) contribuerait également à redonner une nouvelle vie au centre urbain et des occupations pour les jeunes désoeuvrés de la ville. Une enveloppe de 176 millions de DH a été allouée à ce programme, dont 57 millions de DH pour le centre urbain de Bni Drar (construction d’une salle couverte, terrain de football, espaces verts, renouvellement du réseau d’éclairage public). Le secteur de l’assainissement a bénéficié de 62,4 millions de DH pour assurer la protection de la ville contre les inondations et réalisation d’un barrage sur oued Sefrou avec 57 millions de DH.
    De notre correspondant,
    Ali KHARROUBI

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