×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Prévisions CMC: La croissance repart mais pas l’emploi

    Par Abashi SHAMAMBA | Edition N°:4938 Le 13/01/2017 | Partager
    Le PIB enregistrerait une progression de 4,1% en 2017
    Mais l’impact sur le chômage sera très limité
    Le commerce resterait dynamique malgré les faillites
    previsions_cmc_038.jpg

    Les instituts et organismes de prévisions sont unanimes: la croissance sera de retour en 2017, comptez au moins 4%. Le tout assorti d’une reprise de l’investissement -pas seulement les programmes publics-  mais aussi, du secteur privé, prédit le Centre marocain de conjoncture (CMC) qui anticipe un rebond du PIB en 2017 dans la dernière mise à jour de ses prévisions. Le PIB progresserait de 4,1%, soit trois fois plus que l’année dernière (1,2%). Mais ce  redressement porté par les activités primaires, essentiellement le secteur agricole, n’aurait que peu d’incidence sur l’emploi.

    Au mieux, ce regain d’activité atténuerait la tension sur le marché du travail, mais il n’inversera pas la courbe du chômage, même de manière temporaire, insistent les experts du CMC. Quels seront les moteurs de la croissance cette année? Selon les branches d’activité, la contribution serait variable. Mais d’ores et déjà il faut noter le retour en forme du PIB agricole qui profiterait d’une récolte céréalière qui se situe au niveau moyen des cinq dernières années avec une progression estimée à 7,6% en termes réels.

    Avec une croissance de 3,2%  en volume, les industries manufacturières reprendraient légèrement par rapport à 2016. Le CMC relève par ailleurs que le BTP reviendrait en grâce et peut-être, inaugurer un nouveau cycle de croissance sans atteindre pour autant l’euphorie de la moitié des années 2000. Cela tient à la reprise de l’habitat social et la poursuite des programmes d’investissements en matière d’infrastructures de base. La valeur ajoutée de ces activités enregistrerait une progression de 2% en 2017.

    Les secteurs du transport, des télécommunications et des autres services marchands dont les niveaux d’activité continueront de bénéficier de la vigueur de la demande. Le regain d’activité dans les industries de transformation, du bâtiment et du tourisme devrait leur assurer de nouveaux débouchés.Le secteur du commerce devrait continuer à bénéficier de la forte demande des biens importés par les ménages et de l’expansion de la production intérieure. Pour les biens comme les voitures (d’où le record historique des ventes en 2016), la téléphonie mobile voire les articles d’habillement de haut et moyen de gamme, l’appétit des ménages resterait intact. Ce contexte favorable déboucherait sur une croissance de 5,3% dans le commerce.

    Voilà qui  contraste avec les chiffres de défaillances et de faillites relevés par les sociétés d’assurance-crédit ces dernières années (Euler-Hermes Acmar et Coface) dans ce secteur ainsi que  la multiplication des fermetures des commerces d’habillement et de l’électroménager dans les grandes villes, notamment à Casablanca.Le scénario prévisionnel fait ressortir un dynamisme accru des principales composantes de la demande. L’investissement augmenterait en valeurs nominales de 4,8% à la faveur d’une reprise prévisible des flux de capitaux étrangers doublée de la tendance au redressement de l’investissement privé et de certains programmes d’équipements publics.

    La consommation des ménages montrerait plus de vigueur en enregistrant un accroissement en valeurs courantes de 2,8%. Cette progression se traduirait, compte tenu d’une évolution des prix qui demeure encore modérée, par une progression de la consommation réelle de 2%.Les échanges extérieurs apporteraient du tonus à la croissance. Les flux des importations poursuivraient selon toute probabilité leur évolution tendancielle. Le taux d’accroissement en valeurs courantes escompté pour l’année 2017 serait de l’ordre de 4,1%. Les exportations connaîtraient en revanche un tout petit redressement à la faveur de la reprise de l’activité dans les principaux pays partenaires du Maroc. Le taux de progression des exportations en valeurs nominales pourrait ainsi atteindre 6,2% environ au terme de l’année 2017.

                                                                                 

    Le dirham resterait à la même parité par rapport à l’euro

    Lorsqu’elles auront été définies, les options du programme de politique économique dans leurs dimensions budgétaire, monétaire et financière, devraient aussi avoir une incidence significative sur le rythme d’activité à travers l’influence qu’elles peuvent exercer sur le potentiel d’investissement, les revenus et le pouvoir d’achat. En dehors de la programmation budgétaire qui sera précisée par la prochaine équipe gouvernementale, les hypothèses à la base des projections au sujet des principaux déterminants de l’activité tablent sur des configurations tendancielles assez favorables.

    Au niveau de la campagne agricole, le cumul des précipitations enregistrées depuis le début de la saison agricole annonce une forte reprise du cycle d’activité du secteur après la situation de sécheresse quasi-totale qui a marqué la campagne précédente. Le CMC retient  l’hypothèse d’une campagne agricole se situant au niveau de la moyenne des cinq dernières années.

    Reprise de l’investissement. La demande intérieure de consommation mais aussi d’investissement devraient bénéficier des effets induits de la reprise et connaître un dynamisme accru.

    Au plan monétaire et financier, les orientations en 2017 ne seraient pas éloignées de celles des années précédentes avec comme objectifs prioritaires la maîtrise de l’inflation et la recherche d’une plus grande flexibilité du taux de change. Ces objectifs impliquent pour les autorités monétaires un mode opératoire prudent de gestion de la liquidité, du taux d’intérêt et de la parité monétaire. L’hypothèse la plus plausible dans les projections de croissance concernant la parité monétaire est, dans ces conditions, le maintien de la valeur du dirham par rapport à la monnaie européenne au niveau moyen de l’année 2016.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc