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    International

    Sommet Afrique-France au Mali

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4937 Le 12/01/2017 | Partager
    Défense africaine et respect des Constitutions au menu
    Les crises politiques s’inviteront au débat
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    Plus de 10.000 hommes sont mobilisés pour la couverture sécuritaire du Sommet Afrique-France, dont 700 pour la sécurité des hautes personnalités (Ph. AFP)

    Le Sommet Afrique-France s'ouvre ce vendredi 13 janvier à Bamako, capitale du Mali, sous le thème du «partenariat, de la paix et de l'émergence». Paris insiste sur la nécessité d'une défense africaine et le respect des règles constitutionnelles. Une trentaine de présidents, y compris d'Afrique anglophone, sont attendus au Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement samedi, au lendemain de la conférence des ministres des Affaires étrangères.

    Au chapitre de la sécurité continentale, l'objectif fixé au Sommet de Paris en 2013 de former 20.000 militaires africains par an a été non seulement tenu, mais même dépassé en 2016, rapporte l’AFP. L'effectif devrait atteindre 25.000 dans les trois prochaines années. Cette formation, qui vise à diminuer la nécessité d'interventions militaires de Paris, comme celles en cours au Mali ou en République centrafricaine, est désormais la mission principale de certaines bases françaises en Afrique, comme Dakar, Libreville ou Djibouti.

    Mais les besoins restent immenses. Le Mali ne dispose actuellement que d'environ six bataillons opérationnels, largement insuffisants pour contrôler un territoire de 1,2 million de km2 sans l'appui des forces de l'ONU et de l'opération française Barkhane. Les participants au Sommet discuteront également des crises politiques sur le continent. Parmi les principaux sujets de préoccupation, la Gambie, où Yahya Jammeh veut rester au pouvoir après l'expiration de son mandat le 19 janvier, le temps que la justice statue sur ses recours électoraux.

    Puis, la République démocratique du Congo (RDC), où Joseph Kabila a obtenu une prolongation de son mandat jusqu'à l'organisation d'une présidentielle à la fin de l'année. Le sujet des migrants africains en Europe, source fréquente de tensions entre pays européens et africains, sera également à l'ordre du jour. Mais il ne sera pas question de discuter d'éventuels accords de réadmission des migrants expulsés. Un plan d'action adopté au Sommet de La Valette en novembre 2015 entre Etats européens et africains prévoit un fonds financier de l'Union européenne de 1,8 milliard d'euros pour aider les pays africains à endiguer les flux de migrants.

    L'UE cherche à négocier avec plusieurs pays africains à forte émigration des accords de renforcement de la coopération économique en échange du rapatriement de leurs ressortissants. Sur ce volet du développement, l'objectif défini en 2013 d'un engagement de 20 milliards d'euros sur cinq ans d'investissements en Afrique de l'Agence française de développement (AFD), sous forme de prêts et de dons, soit quatre milliards par an, a été atteint, avec 12 milliards d'euros sur les trois premières années, selon Paris. Le Sommet permettra de porter cet engagement à 5 milliards d'euros par an à l'horizon 2019.

    Jeunes et entrepreneuriat

    Outre une réunion ministérielle, le Sommet Afrique-France 2017 sera marqué par l'organisation d'un forum économique, d'un forum des jeunes et d'un autre sur les femmes et l'entrepreneuriat ainsi que de plusieurs activités culturelles pour permettre à la société civile de prendre part à cette rencontre internationale. Des chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus à Bamako, ainsi que les représentants des Nations unies, de l’Union africaine, de l’Union européenne, de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et de l’Organisation internationale de la francophonie.

     

     

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