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    Entreprises

    Les taxis déclarent la guerre à Uber

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:4931 Le 04/01/2017 | Partager
    Les chauffeurs multiplient les manifestations d’hostilité
    Ceux d’Uber victimes d’agressions

    «Voule-vous vous mettre à l’avant s’il vous plaît?». Si vous êtes un usagé d’Uber à Casablanca, vous avez probablement reçu cette requête inattendue. C’est que les chauffeurs du transporteur par application de mise en relation veulent se faire les plus discrets possible.
    Plusieurs d’entre eux affirment, en effet, avoir été agressés par des chauffeurs de taxi dans la métropole. «Certains n’hésitent pas à monter des guets-apens à l’aide de fausses réservations pour s’en prendre à nous, des fois tard dans la nuit», confirme ce chauffeur qui en a fait les frais. Confirmation également de la directrice générale d’Uber Meriem Belkziz : «Nous avons eu à déplorer une trentaine d’incidents ces deux dernières semaines, certains de nos chauffeurs se sont vus encerclés par une dizaine d’individus menaçants, suite à une fausse réservation», précise-t-elle, en tempérant toutefois. «Pour l’instant, il s’agit d’actes isolés et non d’une organisation. Plus que les chauffeurs, ce sont surtout les détenteurs d’agréments qui sont à l’origine de ces attaques».
    Depuis plusieurs mois déjà, les chauffeurs et propriétaires de taxi mènent une offensive contre le transporteur. Entre sit-in devant le siège de l’entreprise, manifestations et affiches hostiles à la présence sur le marché de la filiale marocaine du leader mondial du transport  participatif, placardées sur les pare-brise, les chauffeurs de taxi refusent  une concurrence jugée déloyale. Ces derniers paient en effet un agrément particulier, contrairement aux chauffeurs affiliés à Uber.
    Les gestionnaires des plateformes, estiment eux n’avoir rien à se reprocher, puisque les accusations de transport clandestin sont nulles. «Nous ne faisons que répondre aux sollicitations des usagers. Nous ne faisons jamais de maraudage sur la voie publique», précise Meriem Belkziz qui estime «qu’il y a de la place pour tout le monde» et qui  appelle à une meilleure réglementation du secteur.
    Il faut dire que depuis l’installation d’Uber en juillet 2015, d’autres applications offrant le même service ont vu le jour, d’autant plus que deux lignes de tramways sont en cours de réalisation.

    Opération séduction

    POUR le management d’Uber,  les chauffeurs de taxi se trompent de combat. «Les conditions de travail dans le secteur sont difficiles. Les chauffeurs de taxi  sont pris dans un mauvais système. Un chauffeur ne commence à gagner sa journée qu’après avoir passé 75% de son temps à travailler pour le détenteur de l’agrément.
    Chez Uber, le chauffeur commence à gagner de l’argent à sa première course, en ayant une flexibilité du travail», précise-t-elle. Une option qui séduit une partie des mécontents: quelque 250 taxis ont d’ailleurs décidé de franchir le pas et de rejoindre l’équipe à temps partiel, et de réaliser un complément de revenu substantiel. D’autant plus que la plateforme promet une amélioration des conditions de travail «Nous sommes en train de mettre en place une assurance santé privée pour nos partenaires-chauffeurs. Notre démarche va dans le sens de les soutenir», indique la gérante.

     

     

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