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    Analyse

    Casa-Tramway: Les dessous de la révision tarifaire

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4930 Le 03/01/2017 | Partager
    Le déficit de la ligne 1 chiffré à 103 millions de DH en 2016
    Il est ramené à 84 millions de DH grâce aux recettes publicitaires
    A terme, il faudra éponger le déficit des 7 lignes prévues
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    A ce jour, les différentes études, commanditées par Casa-Transports, ont établi le tracé de 4 lignes de tram et 2 lignes de bus à haut niveau de service (BHNS). Ces dernières relieront les stations du réseau de tramway. A terme, ce réseau comportera  une centaine de kilomètre dont 78 en mode tram et 22 en mode BHNS

    Hausse ou pas hausse? L’annonce récente de la révision des tarifs du tramway n’est pas passée inaperçue. Dès cette semaine, le ticket jetable passe à 8 DH (au lieu de 7 DH). En revanche, le tarif du trajet reste le même (6 DH), essentiellement grâce à une subvention de 40% du prix réel (10 DH).
    Si cette hausse fait partie des engagements pris dans le cadre de la COP22, selon l’explication officielle, il n’en reste pas moins que ces tickets génèrent un coût supplémentaire conséquent. La majorité des usagers utilise encore les tickets unitaires jetables (qui sont ciblés par la hausse).
    L’augmentation permettra ainsi d’alléger l’impact sur l’environnement, mais aussi et surtout sur le budget de la commune urbaine de Casablanca (CUC). En effet, à lui seul, le ticket en papier coûte à la ville l’équivalent  de 8 millions de DH/an. Ce qui alourdit davantage le déficit de la 1re ligne, qui se chiffre déjà à 103 millions de DH en 2016. «Grâce aux recettes publicitaires, nous avons pu ramener ce déficit à 84 millions de DH», explique Mohamed Bourrahim, adjoint du maire, en charge de la Mobilité et du Transport. La ville, qui supporte ce déficit à partir de cette année, parie donc sur cette nouvelle mesure pour renflouer ses caisses. Mais est-ce suffisant? Tôt ou tard, les décideurs seront amenés à revoir les tarifs, notamment avec la mise en service des trois prochaines lignes.
    «Nous avions deux options: augmenter les tarifs ou supporter le déficit. Nous avons opté pour le 2e scénario, mais nous avons demandé à Casa-Transports et Casa-Tram d’améliorer les recettes publicitaires pour réduire le déficit», avait déclaré Abdelaziz El Omari, président du Conseil de la ville lors de la dernière session qui s’est tenue le 27 octobre dernier (cf. édition du 28 octobre 2016). Le maire avait alors demandé à la SDL en charge de la mobilité de lui préparer des prévisions sur les prochaines lignes. «Nous ne pouvons supporter indéfiniment une moyenne de 80 millions de DH/ligne», a-t-il ajouté. Logiquement, le tarif du trajet ne restera pas fixé à 6 DH. Avec l’arrivée des prochaines lignes, les prix vont logiquement augmenter, car le réseau est plus élargi.
    Le budget de la CUC, qui ne dépasse pas les 3,5 milliards de DH (dont plus du tiers est absorbé par la masse salariale), arrivera-t-il à éponger le déficit cumulé de l’ensemble des lignes (avec une moyenne autour de 80 millions de DH/ligne)? Sachant que l’ensemble du réseau de transport collectif en site propre, prévu à l’horizon 2022, comportera pas moins de 7 lignes, dont 4 en mode tram, 2 en mode bus à haut niveau de service (BHNS) et une ligne encore à l’étude. D’ici là, la facture sera de plus en plus salée et sera sans doute supportée par les trois conseils (communal, régional et préfectoral) qui devront mettre la main à la poche.
    Durant les trois premières années d’exploitation, le déficit a été supporté par le Fonds d’accompagnement des réformes du transport routier urbain et interurbain (FART). Aujourd’hui, il faut coûte que coûte fructifier les recettes publicitaires générées à partir du tramway pour faire face aux dépenses. Casa-Transports compte d’ailleurs lancer en janvier un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour le «naming» ou le droit de sponsoring de certaines stations de la 2e ligne (dont l’état d’avancement est à 25%). Les équipes de la SDL en charge de la mobilité planchent aujourd’hui sur la désignation des stations qui peuvent bénéficier de ces contrats publicitaires. Aujourd’hui, les recettes publicitaires de la 1re ligne représentent 10 millions de DH/an. Outre l’affichage et l’habillage, le «naming» est une source non négligeable de revenus.
    Pour rappel, le premier contrat de naming a lié la ville à Wafasalaf. La station du tram «Les Hôpitaux», sise Boulevard Abdelmoumen, a été baptisée au début de l’année «Wafasalaf».
    La contrepartie financière pour ce partenariat, conclu pour une durée de 10 ans, n’a pas été divulguée.

    Nouvelle entité pour gérer la mobilité

    L’Etablissment de coopération intercommunal (ECI) est une nouvelle instance de gouvernance à Casablanca (cf. édition du 26 janvier 2015). La mobilité figure parmi les prérogatives de l’ECI, composé de 35 élus relevant des 18 communes du Grand Casablanca. Chaque commune est représentée suivant le nombre de ses habitants. Gestion des déchets, distribution de l’eau/électricité, gestion des cimetières… Les dossiers liés à l’assainissement et à la planification urbaine lui sont également confiés.

     

     

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