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    Cadeaux d’entreprise: Budgets serrés!

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:4928 Le 30/12/2016 | Partager
    Gros coup de canif dans les dépenses dites de prestige
    La crise est passée par là
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    La rubrique cadeau subit les effets de la crise (Ph. L’Economiste)

    Le ballet des cadeaux d’entreprise démarre. Cette année, le marché du produit promotionnel est victime des restrictions budgétaires. Crise économique oblige. Les moyens des clients étant réduits, l’activité enregistre une baisse des commandes. Selon une enquête réalisée par les sites mescadeaux.ma et myprogift.ma auprès de 213 entreprises réparties sur différents secteurs d’activité (agroalimentaire, banque et assurance, BTP, télécom-media …), à peine 32% des entreprises ont passé commande. Les cadeaux se déclinent sous deux principales formes: les services (chèques cadeaux… près de 10% de l’offre) et les produits (environ 90% du marché). Comme pour les années précédentes, l’article qui s’écoule le mieux est l’organisateur (agenda comportant plusieurs rubriques). Les prix varient entre 35 et 450 DH. Viennent ensuite les stylos, gadgets, produits d’artisanat, produits high-tech…
    Les grandes entreprises, surtout les banques, les assurances et l’industrie pharmaceutique, prévoient de respecter la tradition. Chez les banques, les bénéficiaires sont choisis suivant le volume de dépôts, l’ancienneté, l’importance du chiffre d’affaires lorsqu’il s’agit d’une entreprise… «Nous essayons de toucher le plus de monde possible», explique un cadre de banque. Côté PME, la crise est passée par là. Les difficultés de trésorerie ont réussi à dissuader les dirigeants de mettre la main à la poche. «Les entreprises révisent encore une fois leur budget à la baisse cette année», indique l’employée d’une agence conseil en gestion d’image. Elles ont aussi tendance à rechercher des articles moins chers ou prennent un temps de réflexion de plus en plus long. Pendant la crise, l’on taille d’abord dans les dépenses dites de prestige. Les cadeaux aux gros clients ou partenaires seront maintenus. Par contre, la récession est de mise pour le personnel.
    Les professionnels du cadeau contactés se plaignent d’une chute de la demande au fil des ans. Ces derniers réalisent environ 50 à 60% de leur chiffre d’affaires entre novembre et janvier, mais ils ne sont pas tous logés à la même enseigne. Les plus visibles sur Internet ont pu tirer leur épingle du jeu. «Nous avons pu attirer plus de commandes grâce à notre positionnement sur le Net», révèle Mohamed Benchokroun de myprogift. Le chocolat aussi réussit à se faire une place dans la rubrique cadeau. «Offrir du chocolat est une valeur sûre, les gens ne le refusent pas et ne se sentent pas offensés, peu importe la valeur de ce qui est offert», précise Rim Benarafa, directrice commerciale et développement de Patchi. Le fait d’offrir des cadeaux permet à l’entreprise de renforcer les liens avec son client ou son fournisseur, de remercier le premier de sa fidélité et le second du service rendu.
    Derrière un cadeau, l’entreprise poursuit d’abord un objectif de relation publique. Or, le fisc est très méfiant à l’égard de libéralités ou cadeaux consentis par les entreprises. La législation existante se limite à préciser les conditions dans lesquelles ils peuvent être admis comme charge normale d’exploitation. Selon les textes, sont déductibles au titre de libéralités d’usage les cadeaux que les entreprises sont amenées à offrir à condition que leur valeur unitaire ne dépasse pas 100 DH TTC et qu’ils soient marqués du sigle de la société. Pourtant, les cadeaux, spécialement aux clients importants ou à des intermédiaires influents, sont une pratique courante. La sévérité du fisc oblige les entreprises à recourir à des artifices comptables pour intégrer les dépenses correspondantes dans les charges déductibles. A cet effet, le compte «autres charges externes» fait particulièrement l’objet d’une attention des inspecteurs du fisc, qui redoutent que les contribuables ne soient tentés d’enregistrer ces libéralités dans la ligne «publicité, publications et relations publiques».

     

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