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    Economie

    Régime de change: Les entreprises doivent changer de logiciel

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4923 Le 23/12/2016 | Partager
    Le risque va monter d’un cran avec le dirham flottant
    La pédagogie de BMCE Capital aux industriels du médicament
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    Les banques multiplient les séances d’informations sur l’évolution du marché de change marocain. BMCE Capital a réuni ce jeudi 22 décembre les dirigeants des laboratoires pharmaceutiques, l’un des secteurs les plus sensibles au risque de change (Ph. Khalifa)

    «Les variations de change ont rogné jusqu’à 15% du résultat de certains laboratoires pharmaceutiques en 2015», s’alarme Ayman Cheikh-Lahlou, président de l’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique (AMIP) au séminaire de BMCE Capital(i) sur les conséquences de l’évolution du marché de change marocain pour les membres de l’association. Pour une entreprise qui évolue dans un secteur fortement concurrentiel, il est souvent difficile de répercuter les impacts du change sur ses prix. L’industrie pharmaceutique est doublement exposée au risque de change, à l’import pour ses approvisionnements en matières premières et beaucoup moins à l’export (les volumes étant limités) pour les sociétés qui exportent en Afrique subsaharienne.
    Les autorités monétaires ont bien raison d’insister sur la sensibilisation des opérateurs économiques aux enjeux du basculement vers le régime de change flexible à partir du deuxième semestre 2017. La migration prendra plusieurs années. Les premiers changements qui seront introduits vont accroître la volatilité du dirham par rapport aux autres devises du panier de cotation (euro et dollar). La couverture de change sera indispensable pour limiter l’exposition des entreprises aux variations des monnaies. Le recours à ces instruments s’imposera davantage aux entreprises comme les laboratoires pharmaceutiques qui importent la totalité de leurs intrants. De manière générale, les entreprises fortement exposées à l’international vont se diriger davantage vers les salles de marchés des banques pour prendre des précautions. «Il est crucial de

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    Le dollar fort profite à des opérateurs comme l’OCP. Pour d’autres, la vigueur du billet vert a des conséquences fâcheuses sur le business. Le passage au régime de change flexible va accentuer la volatilité du dirham par rapport au dollar

    maîtriser le risque de change sinon on est mal», prévient le président de l’Amip. Cet avertissement vaut également pour les entreprises d’autres secteurs.
    La prise de conscience n’est pas suffisante. Les entrepreneurs semblent aussi perdus quant au comportement du dirham après juillet. «Nous avons des appréhensions sur une dévaluation ou non du dirham», s’inquiète un participant. Dévaluation ou dépréciation, l’impact est le même sauf que dans le premier cas, il s’agit d’une décision administrative. A l’issue du conseil de politique monétaire de décembre, la banque centrale a écarté toute dévaluation du dirham puisqu’il n’est pas désaligné. En revanche, il est difficile  de prévoir la direction que va prendre la devise locale après les ajustements au deuxième semestre 2017. «Le marché des changes est l’un des plus volatils et nul ne peut prévoir avec certitude le comportement des devises», prévient Khalid Nasr, président du directoire de BMCE Capital.
    Aujourd’hui, les banques proposent une palette d’instruments pour se couvrir contre le risque de change. Les couvertures à terme sont généralement simples à mettre en place et faciles à gérer pour l’entreprise. Les entreprises peuvent aussi faire le choix des contrats optionnels ou un mix des différents produits existants. Les besoins peuvent varier selon l’entreprise et aussi le secteur. «Nous avons la possibilité de couvrir tous types d’opérations sans limitation dans le temps», fait savoir Abdelmalek Benabdeljalil, directeur BMCE Capital Markets.

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    (i) Conférence tenue jeudi 22 décembre à Casablanca. Hakim Marrakchi, vice-président de la CGEM et Mamoun Tahri Joutei, directeur centre d’intelligence économique chez BMCE Bank faisaient partie des intervenants

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