×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Analyse

    Réassurance: La fin du monopole de la SCR

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4923 Le 23/12/2016 | Partager
    Les compagnies autorisées à recourir directement à d’autres réassureurs pour les grands risques
    Le schéma actuel fait peser un gros risque sur le marché

    Ce n’est pas encore la grande révolution au niveau de la réassurance mais des réaménagements seront introduits en 2018. Il s’agit de modifications techniques qui feront notamment sauter  un des «privilèges» accordés jusque-là à la Société centrale de réassurance (SCR).
    Pour la facultative, les compagnies d’assurances ne seront plus obligées de passer par la SCR. Elles pourront s’adresser directement à d’autres réassureurs. «D’un point de vue prudentiel, c’est un peu dangereux de faire peser sur la SCR et sur le marché toute la facultative. Le dispositif actuel ne tient pas car la SCR rétrocède plus de 90% des risques puisque ses capacités de rétention ne sont pas importantes», souligne un opérateur.
    La facultative désigne la réassurance des grands risques sur lesquels les compagnies cèdent la totalité au réassureur national. Par la suite, la SCR procède au placement partiel de ces risques sur le marché international. Et en cas de problème des réassureurs étrangers, les compagnies marocaines se tournent vers le réassureur national pour les risques dont elle assure l’acceptation et le placement. «Nous n’avons pas d’objection à prolonger le délai d’entrée en vigueur jusqu’en 2019 à condition de prendre des mesures qui permettent à la SCR d’avoir plus de visibilité sur son plan de développement», souligne Hassan Boubrik, président de l’ACAPS. Aujourd’hui, le passage obligatoire par la SCR pour le placement de la totalité du risque lié aux «grandes affaires» est jugé dépassé et sans valeur ajoutée. «Cela se traduit par des commissions en plus et les risques pris sont inutiles pour le réassureur et le marché», estime un assureur. Avec ce «verrou» en moins, les compagnies d’assurance pourraient négocier directement avec les réassureurs qui ont le statut de Casablanca Finance City.
    Le nouveau schéma se traduira par des changements toujours techniques. L’article 112 du projet de circulaire souligne «qu’en cas de placement directement auprès des réassureurs ou à travers un courtier de réassurance, les compagnies ne pourront souscrire  le contrat d’assurance ou de réassurance relatif à l’affaire en question qu’après avoir reçu la confirmation de placement, auprès des réassureurs participants, à 100% de la partie dépassant sa rétention propre». Une clause d’obligation de dépôt représentant 100% de la part des provisions techniques  mises à la charge des réassureurs doit également être prévue dans les traités  de réassurance.
    Le changement prévu par le projet de circulaire imposera une politique de réassurance mieux affinée. Les risques liés à la réassurance seront  intégrés dans la gestion globale des risques des compagnies. D’où la nécessité de fixer les procédures en matière de souscription, l’exposition par type d’affaires, les limites des  montants d’assurance qui seront couverts par les traités et la définition des critères de souscription de couverture de réassurance facultative.

    Le rating des réassureurs exigé

    Un exemplaire du plan de réassurance des compagnies devra être présenté à l’Autorité de contrôle avant le premier mars de chaque année. Ce plan sera accompagné d’une liste des réassureurs participant au plan de réassurance. La nouveauté à ce niveau l’obligation pour les entreprises d’assurance d’indiquer  la dernière notation financière des réassureurs participant dans le plan. Celle-ci devrait être justifiée par une attestation ou une publication fournie par une agence de notation spécialisée. Les compagnies devraient en fait se baser sur le rating des réassureurs pour  déterminer le niveau des provisions techniques à constituer.

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc