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    COP22: Le privé attend les mesures d’accompagnement

    Par Safall FALL | Edition N°:4922 Le 22/12/2016 | Partager
    Elles seront nécessaires à la mobilisation du financement privé vers l’adaptation
    Au Maroc, le secteur financier joue le jeu et se dote d’une feuille de route
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    Pour Saïd Mouline, chef du Pôle partenariat public-privé au sein du comité de pilotage de la COP22, «le secteur privé a pris conscience de l’urgence climatique: 43 patronats ont répondu à l’appel de Marrakech»  (Ph. Jarfi)

    Au lendemain de la 22e Conférence des parties (COP22), ceux qui attendaient de bonnes nouvelles en cascade en faveur de l’économie peuvent passer leur chemin. La loi de finances 2017 a retenu quelques mesures portant, par exemple, sur les droits à l’importation des biens d’équipement pour la filière photovoltaïque, et les véhicules électriques et hybrides… Mais rien de vraiment révolutionnaire. Il reste que le dernier Sommet de Marrakech sur le climat a été «l’un des rares où le secteur privé a été autant mis en avant». Saïd Mouline, le chef du Pôle partenariat public-privé au sein du comité de Pilotage de la COP22, également président de la Commission «climat, énergie et économie verte» de la CGEM, tire un bilan fructueux de la COP22, tenue à Marrakech en novembre dernier. Dans le processus de l’Accord de Paris, le secteur privé est attendu à plusieurs niveaux d’intervention. La mobilisation des financements en faveur de l’adaptation, dans les économies du Sud, et l’innovation technologique en seront les plus importants. «Jusque-là, l’essentiel des financements privés mobilisables vont vers les projets d’atténuation, notamment vers les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. C’est une question de rentabilité», déplore Mouline. C’est d’ailleurs ce que véhicule la Déclaration patronale de Marrakech, rendue publique l’avant-dernier jour du Sommet mondial sur le climat.
    Au Maroc, sur le volet financement, cela s’est traduit par le lancement d’une feuille de route du secteur financier, pilotée par Bank Al-Maghrib, ainsi que des premiers green bonds de BMCE Bank Of Africa et de la Moroccan agency for sustainable energy (Masen). Mais il ne s’agit pas uniquement d’une affaire de sous. Il faut d’abord trouver les projets où investir. C’est là où le levier de «renforcement des capacités» aura un rôle majeur à jouer. «Il faut que des projets qui tiennent la route se mettent en place. L’Afrique n’a capté que 4% des financements dans le cadre des Mécanismes de développement propre (MDP)», explique Saïd Mouline.  
    Le privé s’est aussi engagé à multiplier les outils et instruments financiers pour investir dans des conditions de risques mieux maîtrisés, à l’image du MorSEFF. Mais il faudra que ces initiatives privées soient combinées avec des mesures d’accompagnement pour  inciter aux prises de risque, dans le cadre de partenariats public-privé. «Dans le cadre des NDCs (contributions nationales), une partie des engagements pris par le Maroc est assujettie à des conditions, parmi lesquelles la mise en place de mesures d’accompagnement», précise Mouline. C’est justement dans cette logique de PPP que s’inscrit le lancement, en avril dernier, de deux coalitions pour la gestion et la valorisation des déchets (COVAD) et de l’eau (COALMA). A cela s’ajoute «l’Initiative entreprise climat Maroc» (IECM), une feuille de route à 4 volets: sensibilisation, formation des compétences, accompagnement et  développement.

     

     

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