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    Société

    Droits des femmes: Les ONG veulent maintenir la pression

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4916 Le 14/12/2016 | Partager
    Plaidoyer pour harmoniser les lois avec les engagements internationaux du Maroc
    Les textes adoptés en décalage avec les revendications féministes
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    Les ONG de défense des droits des femmes ont haussé le ton à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme. Elles ont déploré l’inefficience des textes adoptés par le gouvernement, n’ayant pas pris en considération les propositions de la société civile (Ph. Bziouat)

    «Chaque défaillance juridique coûte des milliers de femmes victimes». Les ONG de défense des droits des femmes, réunies dans le collectif Printemps de la dignité, ont haussé le ton à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme, célébrée le 10 décembre. Depuis quelques années, ces associations tiennent la dragée haute au gouvernement Benkirane. Ce duel a concerné plusieurs projets de loi, notamment ceux prévus par la Constitution. A plusieurs reprises, ces ONG ont déploré qu’elles n’aient pas été consultées lors de l’élaboration de ces textes. Même quand elles adressaient des mémorandums au gouvernement, leur contenu est rarement pris en compte dans la version finale. Aujourd’hui, ces associations mettent à nu les différents dysfonctionnements ayant marqué le processus législatif portant sur les droits des femmes. Pour elles, «le contexte législatif est marqué par l’adoption, souvent expéditive, d’une série de projets de loi, en discorde avec la Constitution et les revendications du mouvement féministe». Elles ont aussi critiqué «la lenteur inexpliquée du processus de mise en œuvre des nouvelles dispositions constitutionnelles en matière des droits des femmes». Ce collectif, mené par l’Association démocratique des droits des femmes, a déploré que ces textes «n’aient pas été harmonisés avec les engagements internationaux du Maroc». Parmi les principaux instruments auxquels le Maroc a adhéré, on retrouve la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Rabat a pris part, en 2015, au protocole facultatif de cette convention. Le projet de loi entérinant cet engagement international a été adopté par le Parlement en juillet 2015, avant d’être publié au BO le 17 août de la même année. Or, jusqu’à aujourd’hui, «le Maroc n’a toujours pas déposé les instruments relatifs à cette adhésion, afin de concrétiser l’entrée en vigueur de ce protocole». Les ONG du collectif Printemps de la dignité ne comptent pas baisser les bras. Elles envisagent de maintenir la pression sur le gouvernement pour qu’il revoie sa copie. Une série d’activités sont au programme les prochains mois, notamment en termes de manifestations et de plaidoiries. Cette dynamique devra se renforcer après l’installation du prochain gouvernement. Surtout que certains textes pointés sont encore en stand-by au niveau du Parlement, qui n’a pas encore démarré effectivement les travaux de la session d’octobre.

     

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