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    Culture

    Festival du film de Marrakech : Florilège de stars pour la clôture

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4915 Le 09/12/2016 | Partager
    Retour sur les honneurs à Abderraouf
    Et au cinéma russe
    En attendant l’hommage à Isabelle Adjani
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    Cette année, le festival a rendu hommage à une figure nationale du cinéma, Abderrahim Tounsi, dit Abderraouf. C’est l’humoriste Hanane El Fadili qui a joué la maîtresse de cérémonie avec beaucoup d’émotion (Ph. Bziouat)

    Isabelle Adjani est la vedette attendue du week-end. L’actrice française reçoit ce vendredi l’hommage du Festival du film de Marrakech. Un des temps forts de cette 16e édition. Il faut dire que sa carrière a de quoi faire rêver. Elle fait autant sensation au théâtre qu’au cinéma, préférant les rôles où la seule option est de se dépasser. Tout commence avec «La gifle» de Claude Pinoteau, aux côtés de Ventura, sorti en 1974. Camper cette jeune fille en rébellion la propulse au rang des jeunes actrices françaises les plus en vue. Les propositions de nombreux cinéastes de premier plan pleuvent. Truffaut, Zulawski, Téchiné, Polanski, Herzog,... la font eux aussi tourner.
    Alors les prix s’enchaînent eux aussi, de Cannes à Berlin, et des César de la meilleure actrice, 5 au total, un record inégalé, pour «Possession», «Camille Claudel», «La reine Margot», «La journée de la jupe» ou le film qui la rend si populaire «L’été meurtrier» de Jean Becker. Les festivaliers ont pu voir ou revoir «Subway» projeté sur la place Jemaa El Fna, ou «Carole Matthieu» de Louis-Julien Petit, sorti cette année, au programme des longs-métrages hors compétition. Avant d’honorer Adjani, le FIFM a eu sa séquence émotion avec l’hommage rendu au monstre sacré de l’humour au Maroc, Abderrahim Tounsi, dit Abderraouf. Sur la scène du Palais des Congrès, c’est Hanane El Fadili, une autre icône du rire dans le Royaume, qui a joué la

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    L’actrice française Fanny Ardant, amoureuse de la Russie et de sa culture, a fait le déplacement à Marrakech pour remettre l’hommage au cinéma russe. Sur le tapis rouge, elle pose avec la délégation présidée par le réalisateur Karen Chakhnazarov, dont le dernier film est une nouvelle adaptation du roman Anna Karénine de Léon Tolstoï (Ph. Bziouat)

    maîtresse de cérémonie, qualifiant le comédien de «porte-parole des sans-voix au Maroc». Rajoutant très émue «tu as été celui qui représentait les démunis, mais je te le dis aujourd’hui: ce soir, c’est toi le patron!» Une reconnaissance qui part de ce personnage burlesque et simplet créé dans les années 60, et inspiré d’un camarade de classe. Abderraouf a réussi, grâce à la télévision, à s’imposer dans le cœur des Marocains, au et en dehors du pays. Le comédien, qui a disparu des écrans et des planches de la fin des années 1990 à 2005, manquant à son public, est à l’affiche de «Mon oncle», le dernier long-métrage du marocain Nassim Abassi, projeté cette semaine hors compétition.
    Autre grande figure du 7e art, le réalisateur russe Pavel Lounguine, qui a notamment signé «Taxi Blues», a animé une des masterclass de cette année. Bonne nouvelle, il se dit à la recherche d’un sujet à filmer au Maroc.
    En attendant, il prépare «une histoire authentique pleine de souvenirs» pour son prochain long-métrage sur les goulags. Lui qui avoue tourner «parce que je ne sais rien faire d’autre» a pu transmettre un peu de son expérience aux cinéphiles participants, parlant de la solitude de l’écrivain et de son premier film «à qui je dois tout». Lounguine fait partie de la délégation invitée à cette 16e édition qui met en lumière le cinéma russe. L’actrice française Fanny Ardant, amoureuse de ce pays et de sa culture, a fait le déplacement à Marrakech pour rendre hommage à ce 7e art classé parmi les cinématographies européennes les plus prolifiques.

     

     

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