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    Agriculture : Le plan de sauvetage désactivé

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4913 Le 07/12/2016 | Partager
    En cause, les bonnes perspectives de l’actuelle campagne
    Mais aussi les résultats probants du programme
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    Bon augure pour l’actuelle campagne agricole. Le cumul pluviométrique marque une  hausse de 14% par rapport à une saison normale, le marché des semences sélectionnées est évalué à 1,9 million de quintaux et le financement de la campagne optimisé à 5,5 milliards de DH (voir également L’Economiste du jeudi 1er décembre). Des indicateurs avant-coureurs d’une bonne production céréalière qui doit conforter la prévision de croissance du gouvernement sortant. D’où la décision du ministère de l’Agriculture de mettre fin au plan d’atténuation des effets du déficit pluviométrique de la campagne précédente. Ce dernier avait atteint 51% par rapport à une saison normale. Il avait tout particulièrement affecté les cultures en zones pluviales. Les mesures prises ont concerné la sauvegarde du cheptel qui représente près de 30% de la production agricole, la protection des ressources végétales et des projets de l’agriculture solidaire.
    En ce qui concerne l’élevage, l’opération a porté sur la subvention et la distribution d’orge dans les différentes régions d’élevage des petits ruminants et des camelins. «La céréale a été commercialisée à guichet ouvert au prix subventionné fixe de 2 DH/kg», indique le ministère de l’Agriculture. Le programme lancé en février 2016 a couvert 562 points de vente et porté à fin novembre 2016 sur la distribution effective de 7,2 millions de quintaux au profit de 710.000 bénéficiaires, est-il précisé. Pour certaines contrées excentrées, l’Etat a également pris en charge le transport des centres de relais vers les chefs-lieux des communes. Cette opération s’est soldée par la distribution de 1,6 million de quintaux d’orge.
    La seconde composante qui a concerné le cheptel bovin (celui recensé par le Système national d’identification et de traçabilité animale) a porté sur la mise à disposition des éleveurs d'aliments composés subventionnés. Le prix de vente de cette alimentation ayant été fixé à 2,2 DH/kg au lieu de 3 DH. Les ventes ont totalisé 360.000 quintaux au 30 novembre 2016. De même, une opération d’abreuvement du cheptel a été menée pour un coût de 155 millions de DH. Elle a permis l’acquisition de 2.508 citernes plastiques et tractées, l’aménagement de 511 points d’eau et la prise en charge des frais d’acheminement.
    Par ailleurs, pour assurer la protection sanitaire du cheptel, un programme de vaccination a été déployé. Il a touché 15 millions d’ovins et caprins, 180.000 camelins et 200.000 ruches d’abeilles.
    Résultat, l’offre en ovins et caprins à l’occasion de la fête du sacrifice s’est révélée excédentaire par rapport à la demande et à des prix compétitifs.
    Pour sécuriser les jeunes plantations arboricoles menées sous régime pluvial, âgées de moins de 4 ans, il a été procédé à l’irrigation d’entretien pour 126 projets au niveau de 9 régions. La superficie touchée s’est établie à 72.330 ha. Le coût ayant atteint 116 millions de DH. Parallèlement, un programme de multiplication des semences céréalières certifiées a été lancé. Il a permis d’atteindre 60.000 ha sur 70.000 ha programmés dont 25.000 en irrigué. Cette superficie a concerné en priorité le blé tendre (60%) qui représente l’essentiel des emblavements au Maroc. Le reste est réparti entre blé dur (29%) et orge (11%). Dans la même optique, un programme d’encouragement des cultures de printemps avait été lancé. Il a porté sur 330.000 ha de maïs (54%), de pois chiche (24%), de tournesol (19%) et d’haricot (4%). L’ensemble des mesures ont été par ailleurs accompagnées par l’ouverture d’une ligne de crédit spécifique et un encadrement de proximité des agriculteurs. Et au final, l’assurance multirisque agricole a servi plus de 1 milliard de DH au titre des indemnisations des agriculteurs sinistrés. Lors de la dernière campagne, la superficie couverte avait atteint 1,1 million d’hectares, soit le tiers des surfaces semées en céréales et légumineuses.
    Pour le ministère de l’Agriculture, le programme a satisfait à ses objectifs. Et la pluviométrie enregistrée jusqu’à présent permet d’entrevoir un bon démarrage de la saison 2016-2017. Aussi, tous les marchés sont désormais clôturés.

    Gouvernance inédite

    Pour le ministère de l’Agriculture, l’ensemble de ces opérations inscrites dans le programme de sauvetage ont été menées selon un mode de gouvernance inédit et novateur. Avec la prise en compte du caractère urgent des interventions. Ainsi, le dispositif organisationnel national et celui régional ont permis d’assurer une exécution rigoureuse, rapide et transparente du programme. Le dispositif s’est appuyé, entre autres, sur un centre de pilotage national, et au niveau de chaque région, un plan détaillé d’intervention des différentes structures a été déployé et  accompagné d’un suivi continu de chaque centre de vente via un système  informatisé. L’information et la sensibilisation des agriculteurs ont nécessité la mobilisation de 400 conseillers agricoles.

     

     

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