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    International

    Italie: Renzi out, l’euro fait grise mine

    Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4912 Le 06/12/2016 | Partager
    La devise européenne au plus bas face au dollar
    Le sort des banques demeure incertain
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    Matteo Renzi, 41 ans, était arrivé au pouvoir en février 2014 (Ph. AFP)

    Le rejet du référendum sur la réforme constitutionnelle et la démission du chef du gouvernement italien Matteo Renzi, pourraient être un nouveau  coup dur pour l’Europe. Le départ du président du conseil italien ouvre une phase d’incertitudes politiques et économiques pour la zone euro. L’instabilité politique de la 3e économie européenne effraie les marchés qui, l’ont partiellement anticipée.
    Après les premiers résultats du référendum, la monnaie unique a fait grise mine ce lundi. L’euro a nettement reculé face au dollar. Il touche son plus bas niveau depuis mars 2015 à 1,05 dollar pour un euro après un retour à l’équilibre marqué par une légère progression des marchés européens. A cela, s’ajoute un secteur bancaire éreinté par la crise financière et criblé de créances douteuses. Des craintes de faillite ressurgissent régulièrement. Les 14 grandes banques italiennes détiennent près d’un tiers des 990 milliards d’euros des créances douteuses de la zone euros à 286 milliards d’euros.
    En revanche, les Bourses européennes restaient peu perturbées par la victoire du non au référendum avec une contre performance des indices des banques.
    Sur le plan politique, un gouvernement technique devrait être nommé dans les prochains jours, avant que le futur président du Conseil -le cinquième en cinq ans, ne mette en place la procédure. Plusieurs noms circulaient pour prendre la suite de Renzi, dont son ministre des Finances, Pier Carlo Padoan. Sa nomination aurait l’avantage de rassurer les marchés qui redoutent une nouvelle phase d’instabilité dans la troisième économie de la zone euro. De plus, le président du Sénat Pietro Grasso est également dans le collimateur.
    Le mécontentement de la population est à l’origine de ce rejet du référendum. Tous les opposants à Renzi réclament déjà des législations anticipées. Selon les derniers sondages, le mouvement 5 étoiles (M5S) pourrait remporter la majorité à la chambre des députés  porté par le même malaise qui a produit le Brexit au Royaume-Uni et qui a porté Donald Trump à la maison blanche. 60% des italiens ont rejeté dimanche la réforme constitutionnelle de Renzi. «Mon expérience de chef de gouvernement s'arrête là. J'ai perdu, j'en prends toute la responsabilité» a déclaré Renzi.

     

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