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    Analyse

    Banque mondiale/Climat : Le Maroc absorbera 68 milliards de dollars

    Par Safall FALL | Edition N°:4912 Le 06/12/2016 | Partager
    L’IFC livre ses projections sur les investissements d’ici 2030
    12,4 milliards de dollars rien que pour les énergies renouvelables
    La Banque mondiale double son appui au financement du climat
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    Ces trois secteurs constitueront les axes d’intervention de la Banque mondiale dans les pays de la région Mena. Ce soutien portera aussi bien sur les aspects financiers que techniqu

    Le projet énergétique marocain est gourmand en capitaux. C’est ce que vient de révéler une note de la Société financière internationale (IFC), filiale du groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé. Sur les 15 prochaines années, l’organisme financier estime à 68 milliards de dollars le potentiel des investissements climato-compatibles. Plusieurs secteurs auront leur part du gâteau. Celui des énergies renouvelables s’offre la part du lion. L’IFC vient d’ailleurs d’y prendre des engagements majeurs (Voir encadré). A moyen terme (2020), l’institution financière estime à 6,2 milliards de dollars le potentiel d’investissement sur la filière solaire, avec 1,7 milliard de dollars et 4,5 milliards respectivement à partir des technologies photovoltaïques et du solaire thermique. «L’éolien constitue près de 3 milliards de dollars d’opportunités de business pour le secteur privé, suivi par les projets d’hydroélectriques pour 350 millions de dollars», relève-t-on auprès de l’investisseur institutionnel.
    Dans d’autres secteurs, les attentes sont tout aussi importantes. La construction durable devrait attirer quelque 2,2 milliards de dollars d’investissements sur les cinq prochaines années. Idem pour les secteurs du transport urbain et de la gestion de déchets avec respectivement 8,5 milliards de dollars et 1,4 milliard d’opportunités de business projetées à l’horizon 2030.
    Le groupe de la Banque mondiale compte surfer sur cette importante marge de manœuvre financière. Sur les cinq prochaines années, 30% de ses financements seront destinés aux économies de la région Moyen-Orient Afrique du Nord (MENA), dont le Maroc. Ces engagements seront désormais orientés climat.
    Les interventions du groupe de la Banque mondiale doivent s’intégrer dans le processus piloté par les gouvernements locaux et matérialisé par les contributions nationales à l’effort climatique (NDC).
    L’organisme multilatéral apportera conseils et appui financier. Sur ce dernier volet, pour commencer, le groupe annonce un doublement de son enveloppe dédiée à ses interventions financières dans cette région pour la faire passer à 1,5 milliard de dollars par an d’ici 2020. Cela devrait se faire à travers un programme de financement dédié, le Mena Climate action plan. Cette feuille de route repose sur cinq engagements majeurs. Les deux premiers portent sur une réorientation des moyens en faveur de l’action climatique en doublant le soutien à l’adaptation. «L’objectif est surtout d’appuyer la protection sociale des plus vulnérables, de mieux planifier les villes, d’anticiper les risques» sur les populations en situations climatiques extrêmes. Il s’agit aussi d’aider «à la gestion optimale des ressources naturelles, avec un accent particulier mis sur les écosystèmes fragiles», explique-t-on auprès de la Banque mondiale. Le 3e engagement est lié à l’appui aux réformes et à l’amélioration des cadres réglementaires. Le Maroc est là directement concerné avec la suppression progressive des subventions des énergies fossiles entamée par l’Etat, d’une part, et les derniers amendements apportés à la loi 13-09. Les deux derniers axes portent sur le financement de la transition vers des économies décarbonées, et sur la construction des partenariats régionaux ainsi que le partage des solutions et expertises dans la région.

    L’IFC dans le capital de Noor I

    L’IFC n’a pas tardé à concrétiser ses nouvelles orientations au Maroc. La filiale du groupe Banque mondiale a annoncé, il y a quelques semaines, son entrée dans le capital  d’Acwa Power Ouarzazate (APO). C’est la société de projet chargée de la construction, du financement et de l’exploitation de la centrale Noor I (160 MW), dans le complexe solaire de Ouarzazate. Il s’agit d’une prise de participation de 12% dans le tour de table de l’entreprise, pour un ticket d’entrée de 200 millions de DH. L’IFC a conclu cette opération en même temps que l’entrée dans le capital d’APO du fonds d’investissement marocain Asra Invest, à  moins de 2%. Noor I est désormais organisé: Masen Capital  (25%), Acwa Power (56%), TSK (2,5%), Aries (2,5%), IFC (12%) et Asra Invest (2%).

     

     

     

     

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