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    Campagne agricole : Début d’un retournement salutaire

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4905 Le 25/11/2016 | Partager
    Les pluies en cours encouragent l’accélération des semis
    1,8 million de quintaux de semences sélectionnées mis sur le marché
    L’assurance reconduite et élargie à l’arboriculture fruitière
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    Pour l’actuelle campagne, le ministère des Finances table sur une croissance de près de 12% de la valeur ajoutée agricole. Elle devrait résulter des céréales, de l’arboriculture fruitière, l’élevage et du maraîchage. La céréaliculture devrait retrouver sa part de 20% de valeur ajoutée globale du secteur agricole après avoir plongé à 7,3% la saison dernière. Une situation qui a été fortement atténuée par les autres filières comme l’arboriculture fruitière, le maraîchage et l’élevage  

    La campagne retrouve le sourire. Les pluies du week-end dernier et celles annoncées pour cette semaine redonnent de l’espoir. Pour les professionnels, le retour des précipitations plus précoces que la saison dernière  pourrait donner un coup d’accélérateur aux semailles. Surtout que la période s’y prête, notamment pour ce qui est des blés. Dans plusieurs régions de production céréalière, la période des semis s’étend du 15 novembre jusqu’à la mi-décembre, voire quelques jours de plus. Ce qui tranche avec la situation vécue lors de la campagne 2015-2016 qui a connu des précipitations trop tardives. Celles-ci  n’ont réellement démarré que vers la mi-février.   
    A titre d’exemple, la région de Casablanca-Settat et particulièrement dans la zone des Doukkala qui s’érige en grenier du Maroc, la situation est jugée nettement satisfaisante. «La zone a reçu entre 50 et 70 mm de pluies et les travaux du sol sont très en avance», indique une source de la Direction régionale de l’agriculture. A charge donc pour les agriculteurs de se mettre au travail.  
    Pour l’actuelle campagne céréalière dont le lancement a été donné vers la mi-octobre, tous les ingrédients sont là. Selon le ministère de l’Agriculture, pas moins de 1,8 million de quintaux de semences sélectionnées sont disponibles, avec à la clé une subvention de 330 millions de DH. Un volume de 550.000 tonnes d’engrais de fond seront mises sur le marché par l’OCP d’après la convention conclue avec le ministère de l’Agriculture. Le groupe OCP est appelé également à garantir la stabilité des prix des engrais phosphatés et de rationaliser ses utilisations via les cartes de fertilité. A cet effet, le groupe a reconduit pour la 5e année consécutive sa caravane de sensibilisation à l’utilisation rationnelle des fertilisants. Une initiative à laquelle sont associés les distributeurs d’engrais.
    Sans oublier la reconduction de l’assurance agricole multirisque dont la couverture devrait porter sur plus d’un million d’hectares. D'où l’extension à l’arboriculture fruitière.   
    En somme, la pluviométrie profiterait également à l’arboriculture fruitière, au maraîchage et à l’élevage qui concentre 1,1 million d’exploitations. Pour cette dernière filière, la note d’optimisme vient aussi du marché mondial des composantes d’aliment de bétail. Les prix du maïs dont le Maroc est importateur net sont au plus bas niveau. Ainsi, tout porte à croire que les signes d’une campagne agricole satisfaisante se dessinent à l’horizon. Pourvu que la pluviométrie se prolonge sur la durée.

    Céréales: Les cours mondiaux orientés à la baisse

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    A fin octobre, les prix du blé tendre se sont établis à 164 dollars la tonne, en baisse de 20% en glissement annuel. Ce qui s’explique par la production mondiale record de la campagne passée et les perspectives de récolte favorables. A la même période, les cours du maïs se sont établis à 152 dollars la tonne, en hausse de 3% sur un mois mais en baisse de 11% sur un an. Les disponibilités mondiales en maïs restent confortables et les perspectives de récoltes s’avèrent prometteuses chez les principaux producteurs et exportateurs, en particulier les Etats-Unis.
    Seuls les prix sucre brut ont enregistré une hausse de 3,5% à 491 dollars la tonne en octobre 2016. C’est leur plus haut niveau depuis 2012. Ils se sont établis à 392 dollars la tonne en moyenne sur les dix premiers mois de 2016. La flambée  s’explique par l’important déficit attendu de l’offre mondiale: 7 millions de tonnes en 2016-2017. Ceci, après un recul de l’offre de 5,7 millions de tonnes lors de la saison précédente, annonce l’Organisation internationale du sucre.

     

     

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