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    Economie

    Le Maroc s’investit pleinement à Madagascar

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4903 Le 23/11/2016 | Partager
    22 conventions et accords conclus
    Agriculture, financement, énergie, formation, les bénéficiaires

    Régime turbo pour le renforcement de la coopération Sud-Sud. Elle est axée sur une vision royale et un projet concret, s’accordent à dire de nombreux observateurs. A ce titre, le Maroc apporte son expertise, son savoir-faire et son dynamisme. Pour preuve, les conventions et accords signés avec les pays visités par le Souverain et la délégation qui l’accompagne. A Madagascar, seconde étape après l’Ethiopie, pas moins de 22 conventions et protocoles d’accords ont été conclus aussi bien entre gouvernements qu’opérateurs privés. Avec comme projet phare, la réhabilitation du canal des Pangalanes. (Voir ci-contre). Tous les aspects de la vie économique, politique, sociale et culturelle sont ciblés. Avec l’implication du système bancaire marocain dont la présence dans le continent est désormais fortement ancrée.
    Sur le plan politique, l’objectif affiché pour le moment tient au retour à l’Organisation de l’unité africaine pour que le Maroc puisse y jouer son rôle naturel. A cet égard, force est de constater que les bastions de ralliement des séparatistes tombent l’un après l’autre dès lors que la cause nationale est bien expliquée. Entre deux visites à l’Afrique de l’Est, il y a eu, bien évidemment le discours royal prononcé à partir de Dakar à l’occasion du 41e anniversaire de la marche verte. Discours qui a fait une large place à la réintégration du pays à l’OUA. Quelques jours après, Rabat a réuni 50 Etats africains en marge de la COP22 à Marrakech. Et la rencontre s’est avérée prometteuse en termes de lancement de projets de développement durable où des pays arabes seront impliqués via l’intermédiation du Maroc. Au niveau économique, l’objectif est de favoriser avant tout l’investissement productif de valeur ajoutée et créateur d’emploi.
    Les conventions et accords signés devant le Roi et le président malgache versent tous dans ce sens. Ces protocoles portent sur  l’agriculture, le financement, la fonction publique, la jeunesse et les sports, les énergies renouvelables, l’enseignement et la formation professionnelle. La protection de l’investissement y figure aussi ainsi que la clause de la non double imposition.
    A titre d’illustration, le groupe Banque centrale populaire va loin en s’investissant dans l’accompagnement du secteur bancaire malgache, notamment en ce qui concerne la bancarisation et l’inclusion financière. Dans le secteur primaire, il est question de création d’institut de formation dans les domaines agricole et de la pêche. Sans oublier la transposition de certaines expériences réussies de la stratégie agricole. D’autant plus que Madagascar dispose de gros potentiels en termes de production agricole et halieutique.

                                                                                

    L’expérience Marchica exportée

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    L’expérience d’aménagement de la baie Marchica sera exportée vers Madagascar. Ceci, via la réhabilitation du canal des Pangalanes. Il s’agit d’un projet colossal dont la sauvegarde et la valorisation devront profiter à une population nombreuse constituée pour la majorité de ménages au revenu très modeste.
    Quatre fois plus long que le canal de Suez et huit fois plus que le canal de Panama, le canal des Pangalanes s’écoule sur 700 km. C’est une succession ininterrompue de lagunes et lacs naturels, de rivières et d’embouchures tout au long des rives de l’océan Indien dont il n’est séparé que par une étroite bande de terre hébergeant quelques villages.
    Objet d’un partenariat entre Marchica Med S.A et le gouvernement malgache, ce canal est une enfilade de rivières et de lacs, qui longe la côte Est de Madagascar de Tamatave à Faranfangana en traversant une multitude de zones touristiques, agricoles et minières. Par endroit le canal, qui n’est séparé de la mer que par une étroite bande de sable ou de forêt, fût aménagé pour la navigation commerciale de 1896 à 1904, afin d’acheminer les épices produites dans le sud-est de Madagascar vers le port de Tamatave, au nord. Tout au long du canal se trouvent des villages isolés. Ses habitants vivent en grande partie grâce à la voie d’eau en vendant du poisson et des produits artisanaux aux bateaux de passage.
    Le projet cible une cohérence territoriale via l’identification et l’intégration des différentes vocations des sites sur les rives. Il s’agit notamment des sites écologiques, agricoles, industriels, miniers, portuaires, urbains, culturels et touristiques. Il intègre aussi une vision de développement durable du canal, de ses rives et de son aire d’influence.
    Concernant les aspects techniques, ils sont assurés par des groupements d’entreprises maroco-ivoiriens dans le cadre de partenariat public-privé. Le financement sera assuré par des fonds arabes dont le montage a été confié à Attijariwafa bank.

     

     

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