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    Culture

    Al Di Meola, un virtuose hors pair à Casablanca

    Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:4896 Le 11/11/2016 | Partager
    Le guitariste a ouvert le bal des Casa Live Sessions au Mégarama
    Il a joué plusieurs morceaux iconiques de son répertoire
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    Al Di Meola, légende vivante de la guitare acoustique mais aussi électrique, est un grand habitué du Maroc. Il y a même enregistré «Morocco Fantasia» durant le festival Mawazine accompagné de plusieurs autres musiciens dont Saïd Chraïbi au oud (Ph. F. Al Nasser)

    Le très-attendu Al Di Meola a enfin donné ses concerts à Casablanca. Et c’est avec deux représentations au Mégarama qu’il a ouvert le bal des Casa Live Sessions. Véritable légende vivante qui s’est illustrée dans la guitare, Al Di Meola s’est déjà produit au Maroc à plusieurs reprises notamment dans le cadre du festival Jazzablanca en 2007 mais aussi à Mawazine, une expérience qu’il n’est pas prêt d’oublier car elle lui aura inspiré un morceau du même nom.  Accompagné de Peo Alfonsi, avec qui il échange les accompagnements, le célèbre guitariste a offert au public casablancais un florilège de ses plus belles compositions allant des classiques jusqu’aux morceaux de son dernier opus «Elysium». Avec plus de 6 millions d’albums vendus et 3 disques d’or, il démarre son riche parcours artistique qui sera pavé de succès en 1974. Sa technique est saluée mondialement tant pour la guitare acoustique qu’électrique. Reconnu comme l’un des pionniers de la fusion World music et jazz, il a exploré divers styles musicaux, et aura joué avec de grands noms notamment Paco de Lucia ou encore Saïd Chraïbi au Maroc.

    - L’Economiste: Vous avez fait plusieurs passages au Maroc. Quel accueil vous a réservé le public?
    - Al Di Meola:
    Le public est génial. Il est très au fait de ce que j’ai pu produire durant ma carrière. C’est différent de ces pays étrangers dans lesquels je joue, où les spectateurs sont juste assis en train d’écouter. C’est un public averti qui connaît bien mon répertoire. Je reçois généralement un accueil très chaleureux. J’ai d’ailleurs vécu de très belles expériences au Maroc. J’y ai joué pour la première fois à Mawazine. Mon dieu, c’était incroyable! Il y avait une telle ambiance que nous aurions souhaité prolonger notre séjour.
    - Votre carrière a été florissante et a traversé les générations. Que peut espérer une légende vivante comme vous, artistiquement parlant?
    - En fait, je vis déjà ce que j’ai envie d’explorer. J’ai réalisé de nombreuses choses, et je n’arrive pas encore à trouver quelque chose de vraiment nouveau. La Russie s’est présentée à moi, l’Afrique du Nord m’est ouverte depuis un moment, en revanche la Chine pourrait être une nouvelle expérience.

    - Existe-t-il de nouveaux genres musicaux que vous aimeriez explorer? Avez-vous déjà tenté la fusion?
    - J’aime beaucoup la musique gnaoua. Je souhaiterais faire cette expérience. J’étais une fois dans un taxi à Rabat, le chauffeur écoutait un morceau incroyable. Je n’ai pas pu m’empêcher de lui demander ce que c’était, et je l’ai d’ailleurs même enregistré sur mon téléphone et l’ai fait écouter autour de moi. J’aimerais vraiment tenter cette fusion musicale. Sinon, sur mon dernier album j’ai collaboré avec Rhani Krija, un percussionniste marocain qui a d’ailleurs travaillé avec Sting.
    Propos recueillis par Aïda BOUAZZA

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