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    Politique

    Gouvernement: Le verdict du RNI ce week-end

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4886 Le 28/10/2016 | Partager
    Les priorités de Aziz Akhannouch
    Il suscite l’unanimité sur la scène politique

    Coalition, architecture gouvernementale,…plus de visibilité après le congrès. C’est le week-end de toutes les clarifications. Le chef du gouvernement nommé aura les yeux rivés sur Bouznika où se tient ce samedi le congrès extraordinaire qui installera Aziz Akhannouch, président du RNI. L’ordre du jour de cette rencontre comprend un seul point: l’élection du remplaçant de Salaheddine Mezouar qui a jeté l’éponge. Après l’installation du nouveau capitaine, un premier contact devra libérer Abdelilah Benkirane. Sachant que le bureau politique du RNI, lors de sa dernière réunion, avait lié la participation du parti au prochain gouvernement à «certaines conditions», sans en préciser le contenu, tout en signifiant que le dernier mot revenait au Conseil national. Le nouveau président du RNI, qui vient de rentrer de la tournée royale au Rwanda et Tanzanie, a une autre priorité. Celle de remettre en marche un parti, qui s’est ankylosé ces dernières années, sans réunir ses instances à cause d’un président, ministre des Affaires étrangères, souvent absent du territoire national. Il s’agira donc de s’attaquer à l’organisation, avec une refonte, de fond en comble, des structures. Au menu également, la mise en place d’organisations parallèles du RNI, que ni l’actuelle ni l’ancienne présidence n’ont réussi à mettre sur pied.
    En fait, la carte Akhannouch n’est pas une inconnue pour Benkirane. Les deux hommes ont travaillé ensemble pendant cinq ans. A l’exception du malentendu relatif au fonds de développement rural, le chef du gouvernement nommé apprécie le ministre de l’Agriculture et des Pêches maritimes. Dans les milieux politiques, la personne d’Aziz Akhannouch suscite le consensus. L’homme est sérieux, travailleur et surtout discret, en dépit de sa réussite dans les affaires et sa proximité avec les sphères du pouvoir. La carte d’Akhannouch au RNI s’inscrit dans le cadre de la réorganisation de l’échiquier politique.
    D’autres digues ne manqueront pas de bouger après l’installation du prochain gouvernement. Surtout après le renouvellement de l’alliance avec l’UC pour former dans un premier temps un groupe parlementaire commun avant de fusionner par la suite. Que ce soit dans la majorité ou dans l’opposition, les deux formations vont certainement peser de leur poids dans les négociations. Elles disposent d’un nombre de sièges les portant au rang de troisième force parlementaire.

    Quid du MP?

    L’autre réunion qui intéresse Benkirane, avec toutefois un moindre intérêt que celui manifesté au RNI, est le Conseil national du MP qui se tient également samedi. Laenser, qui a déjà rendu visite au chef du gouvernement nommé, n’a pas formulé une position claire en faveur ou contre la participation de son parti au gouvernement. Quoique son état-major ne veut plus se ranger dans l’opposition. Benkirane semble être dans une situation confortable. Il souhaite reconduire la majorité sortante, renforcée par l’arrivée de l’Istiqlal. Autre formation à réunir son état-major ce week-end, le PPS qui tient son comité central ce dimanche, mais là les dés sont jetés. Il a tranché sa participation. En juillet dernier, le  PJD et le  PPS, réunis en conclave, avaient scellé leur sort: ensemble dans l’opposition ou dans le gouvernement.

     

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