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    Economie

    Environnement: Les patrons pour une réglementation stricte

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4880 Le 20/10/2016 | Partager
    Neuf sur dix y sont favorables, selon un sondage du CMC
    Les industriels conscients de l’effet de leur activité sur l’environnement
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    La gestion de l’eau, des déchets et la préservation des ressources naturelles sont des enjeux prioritaires  pour les chefs  d’entreprise. La transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique sont importantes mais non prioritaires

    Une réglementation «contraignante» dans le domaine de l’environnement serait la bienvenue. En tout cas, neuf chefs d’entreprise sur dix y sont favorables, selon le sondage sur «l’environnement et changement climatique: opinion des opérateurs économiques» réalisé par le Centre marocain de conjoncture. Les chefs d’entreprise estiment aussi que l’Etat et les pouvoirs publics ont un rôle important à jouer en matière de protection de l’environnement. Du moins pour 60% des industriels enquêtés. Quant à la responsabilité de l’entreprise en matière de protection de l’environnement, elle est citée par 47% des patrons et celle des consommateurs par 36% d’entre eux.
    Réalisé entre septembre et début octobre, ce sondage révèle que les chefs d’entreprise adhèrent à l’intérêt porté par le pays à l’environnement. Jusque-là, plusieurs mesures ont été mises en place dont l’écotaxe et l’interdiction des sacs en plastique. La première est dédiée au financement du recyclage alors que la deuxième doit mettre fin au phénomène mika. Car le Maroc consomme à lui seul, en matière de sacs en plastique, plus que la France, la Belgique et le Québec réunis. C’est le deuxième plus gros consommateur de sachets dans le monde, après les Etats-Unis, avec 26 milliards de sacs utilisés chaque année. Cette interdiction est assortie d’un dispositif d’accompagnement des industriels pour opérer une reconversion et mettre à niveau l’outil de production.  
    Selon le CMC, l’entreprise est consciente des effets de son activité sur l’environnement. C’est le cas en tout cas pour 75% des industriels qui affirment que «l’activité de leur secteur a un impact négatif». Cette proportion compte 45% d’industriels qui sont «tout à fait d’accord»  avec cette confirmation et 30,2% qui sont «tout simplement d’accord».
    Pour les patrons, les domaines dans lesquels l’influence sur l’environnement est importante sont la production des déchets (28,3%) suivie par les émissions à effet de serre (18,9%) et la pollution de l’air pour 18,9% d’entre eux. Sur la biodiversité et la pollution de l’eau, les effets sont, en revanche, jugés modérés.
    Ceci étant, la majorité des entreprises a des objectifs en matière d’environnement. Ceux-ci répondent à une logique de gestion économe des ressources pour 55% d’entre elles, à l’amélioration de l’efficacité énergétique (55%) et à la prévention ou recyclage des déchets (45%). La responsabilité sociale en matière d’environnement relèverait, selon le sondage, d’une conviction et non une contrainte. Elle est également considérée comme une opportunité pour les industriels.

     

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