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    Economie

    Campagne agricole
    Akhannouch donne le coup d'envoi

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:4875 Le 13/10/2016 | Partager
    Garantie d'approvisionnement pour les filières de production végétale et les ovins, citernes...
    Le ministre dresse le bilan de l'année passée
    Plan Maroc Vert: Seuls les fellahs qui bénéficient de l’irrigation y arrivent

    Est-ce une coïncidence ou bien le département de l’Agriculture a sciemment choisi de lancer la campagne agricole pour la saison 2016-2017, hier mercredi 12 octobre, annoncé comme journée d’arrivée des pluies? En effet, Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime a procédé dans la commune des Zemmamra, à 74 km d’El Jadida, au lancement de cette campagne. Quelques heures après, les premières gouttes de pluie commençaient à tomber du ciel devenu, enfin, clément. Une pluie fine comme l’aiment les agriculteurs.
    Dans la foulée du lancement de la campagne, le ministre en charge de l’Agriculture a rappelé les différentes dispositions prises par son département pour relancer le secteur. Mais, auparavant, il a tenu à rappeler quelques chiffres concernant l’année dernière. Une baisse de 43% de la moyenne des précipitations, un recul de 46% des retenues des barrages destinés à l’agriculture… Malgré ces chiffres négatifs, le secteur agricole a pu, quand même, produire 33,5 millions de quintaux de céréales, 2,1 millions de tonnes de primeurs, 2 millions de tonnes d’agrumes (7% de mieux que la campagne précédente), 1,42 million de tonnes d’olives (une augmentation de la production de l’ordre de 24% comparativement à  l’année dernière), 4,1 millions de tonnes de cultures sucrières (soit 19% de mieux). La performance des cultures sucrières a permis la production de 607.000 tonnes de sucre atteignant ainsi 97% de l’objectif fixé dans le contrat-programme ainsi qu’une couverture de 50% des besoins intérieurs.
    Une attention particulière a été portée par l’Etat au secteur de l’élevage notamment par le renforcement de l’approvisionnement du marché national de 8,5 millions de quintaux d’orge dont le prix a été fixé à 2 DH le kilogramme. Et cela au niveau de 562 points de vente dispatchés sur l’ensemble du territoire national. Dans son effort, l’Etat, a indiqué Akhannouch, a supporté les frais de transport de 3,8 millions de quintaux d’orge pour assurer l’approvisionnement des zones éloignées et enclavées. Ainsi, le coût de l’orge subventionnée a atteint quelque 562 millions de DH. Ajouté à cela la subvention de 2,8 millions de quintaux d’aliments composés accordée aux éleveurs des ovins inscrits dans le Pilier II du Plan Maroc Vert. Pour ce faire, un plan d’irrigation de 90.000 hectares destinés aux plantes fourragères a été établi. Il a coûté 129 millions de DH.
    Sans oublier le système d’assurance agricole dont l’opération d’indemnisation des agriculteurs des aléas climatiques a été activée. Quelque 1,08 million d’hectares ont été assurés l’année dernière (soit 8 % de plus que la superficie programmée). En outre, 770 communes ont été déclarées sinistrées à cause de la sécheresse.
    Voilà le bilan, somme toute correct, qui a été établi. Pour assurer un bon démarrage de la campagne agricole 2016-2017, les filières de production végétale vont bénéficier d’un approvisionnement suffisant et garanti en intrants nationaux pour les ovins. Trois millions de têtes sont concernées par ce programme. Un budget global de l’ordre de 300 millions de DH a été alloué audit programme.  
     Aziz Akhannouch a également annoncé la création (ou le creusement) de 708 points d’eau ainsi que leur équipement. En plus de l’acquisition de 2.938 citernes pour le stockage de l’eau. Coût de ce programme: 154 millions de DH.
    Pour sa part, Ahmed Ouayach, président de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (Comader) a rappelé que tout développement du monde rural ne peut se faire sans développement de l’agriculture. «Les ruraux sont attachés à leurs terres et il faut impérativement les aider à s’y maintenir», a-t-il souligné.
    Finalement, Akhannouch a-t-il réussi à convaincre les agriculteurs des bienfaits du Plan Maroc Vert? Certains, présents dans le chapiteau qui a accueilli cette manifestation, ont estimé que seuls les fellahs qui bénéficient de l’irrigation arrivent à s’en tirer. Ceux qui continuent à cultiver les terres «bour» sont souvent en situation difficile. Que faut-il en retenir? Certes, l’Etat encourage la grande et la petite irrigation. Mais, est-il estimé, l’effort n’est pas suffisant et l’agriculture au Maroc, principalement la céréaliculture continuera à dépendre des aléas climatiques.

    Rééchelonnement

    Tarik Sijilmassi, PDG du Groupe Crédit Agricole a tenu dernièrement à rassurer les fellahs. «Le rééchelonnement de vos dettes s’est fait de manière quasi-automatique», leur a-t-il annoncé dans le cadre d’une réunion d’information tenue à Afourar (région Béni Mellal-Khénifra). Face à leur inquiétude, il les a appelés à déposer au plus tôt leur dossier de demandes de crédits auprès des services du Crédit Agricole sans attendre les premières pluies. Cela éviterait les encombrements.
    L’appel de Sijilmassi a été réitéré par Aziz Akhannouch. Ce dernier a également tenu à rappeler que le Groupe Crédit Agricole, va, comme ce fut le cas pour les années précédentes, prendre toutes les mesures nécessaires pour répondre aux demandes de financement des fellahs. 

     

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