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    Culture

    Arts plastiques
    L’autodidacte passionnée de chevaux

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:4855 Le 14/09/2016 | Partager
    Que du velours pour ses toiles
    Elle a remporté plusieurs prix
    naima_taouich_055.jpg

    Naima Taouich (Ph. J.E.H.)

    Elle n’a pas fait d’études supérieures ni fréquenté une école des beaux-arts. Et pourtant, la peinture n’a plus de secrets pour elle. Autodidacte, Naima Taouich, née en 1977, s’était trouvée un jour, il y a quelques années à peine, en train de dessiner… un cheval sur une feuille d’un cahier de classe de sa fille. Aujourd’hui, elle a remplacé les feutres et crayons de couleur par des pinceaux et des pots et tubes de peinture.
    En effet, elle a acquis une parfaite maîtrise des couleurs et des pinceaux et sa passion pour le cheval n’a fait que grandir avec elle. Elle lui vient d’ailleurs de sa tendre enfance, raconte-t-elle. «Enfant, j’allais souvent à l’occasion des vacances scolaires au douar où habitent mes grands parents aux environs de Khémisset et je restais des heures à contempler les chevaux, à tel point que j’en rêvais la nuit».  Aujourd’hui, elle a fait de cette noble bête, objet de sa passion, le sujet principal de ses toiles. Elle le peint sous toutes les couleurs et les formes, en hordes ou solitaire. Il est partout et est toujours présent dans sa maison, dans ses expositions. Et même, dit-elle, dans son esprit et dans sa tête et ses pensées.  D’ailleurs,  pour traduire cette passion, elle a choisi de peindre ses chevaux sur du tissu en velours. «Un tissu noble pour une bête noble. C’est ma façon de rendre hommage à ce grand compagnon de l’homme», dit-elle. Avant de peindre, elle procède d’abord à une recherche des meilleures couleurs qui donneront les plus beaux tons. Après, confie-t-elle, «je me mets à imaginer quel cheval je veux, dans quelle situation il doit être, monté ou libre dans une prairie ou un champ verdoyant ou encore sur une plage au coucher du soleil». Libre comme l’imagination de l’artiste elle-même, de son expression plastique, certes naïve, mais ô combien réaliste dans ses détails, dans l’harmonie de ses couleurs, dans leur agencement, dans la profondeur de ses fonds de toile. Toutes les couleurs, pastels, sombres ou claires, elle les choisit en fonction de son état d’âme du moment.

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    Les chevaux de Naima Taouich sont souvent forts comme son caractère. L’artiste autodidacte vénère le cheval qui l’inspire (Ph. JEH)

    Elle peut tout autant exprimer sa joie et son bonheur que sa tristesse ou sa mélancolie. Cela «la soulage et lui procure une paix intérieure indéfinissable», avoue-t-elle. C’est, peut-être, pour cette raison qu’elle préfère le calme de la nuit pour se mettre devant son chevalet. «La nuit m’inspire beaucoup et me permet de donner libre cours à mes pensées, à quoi je veux que ma toile ressemble, à comment seront ses couleurs», affirme-t-elle. «Mes étalons chevauchent alors dans ma tête, dans mes pensées, libres comme le vent, fougueux et forts comme le temps et comme ma passion», poursuit-elle. Il lui arrive souvent de veiller devant son chevalet jusqu’aux aurores, surtout, lorsqu’elle a une exposition à préparer. Elle a, en effet, participé à de nombreuses manifestations culturelles notamment à Kénitra où elle réside avec ses deux filles, Malak et Amina et son mari, Ahmed. Ce dernier, reconnaît-elle, l’a beaucoup  soutenue et encouragée à persévérer et à poursuivre sur la voie de sa passion qu’il partage d’ailleurs avec elle. Sans être un critique d’art, il lui dit souvent ce qu’il pense de ses premières esquisses. Un regard extérieur dont tout artiste a souvent besoin.
    Du talent? Naima Taouich en a à revendre aux sens propre et figuré. En effet, il lui est arrivé de vendre toutes ses toiles à l’occasion d’expositions. Certains visiteurs vont même jusqu’à lui en commander d’autres. «Celles-là, dit-elle, sont les plus difficiles à réaliser car elles ne traduisent pas le fond de ma passion, mais il faut bien vivre même si l’art ne nourrit pas toujours l’artiste».

     

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