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    International

    Le gouvernement libyen recalé

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:4842 Le 24/08/2016 | Partager
    Le Parlement refuse d’accorder son vote de confiance
    Un délai de 10 jours pour être reconstitué
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    Alors que le gouvernement d’union nationale n’est toujours pas approuvé, les offensives pour chasser l’EI de Syrte continuent.  Les forces du GNA gagnent du terrain, une victoire qui pourrait les aider à asseoir un peu plus leur légitimité au Parlement (Ph. AFP)

    «La majorité des députés présents à la séance du Parlement ont refusé d'accorder leur confiance au gouvernement», a déclaré Adam Boussakhra, porte-parole du Parlement libyen de Tobrouk reconnu par la communauté internationale. En effet,  sur les 101 députés présents sur un total de 198, 61 ont voté contre la motion de confiance au gouvernement d’union nationale (GNA) placé sous l’autorité de Fayez Al-Sarraj, Premier ministre, 39 se sont abstenus et seulement un a voté en faveur.
    A présent, «une dernière chance» est donnée au Conseil présidentiel. Il dispose d’une dizaine de jours pour former un nouveau gouvernement «restreint». Cette équipe de crise devrait être composée de 8 à 12 ministres.
    Cette décision a été difficile à accepter par le GNA qui, depuis des mois, s’acharne à sortir le pays du chaos dans lequel il est plongé depuis plusieurs années. Ce même gouvernement peine aussi à asseoir son autorité dans le pays, mais il a toutefois réussi à réunir des forces pour combattre l’Etat islamique.
    Fruit d’un accord politique inter-libyen signé en décembre 2015 au Maroc, sous l’égide de l’ONU, la constitution du GNA avait pour but de fournir une assistance militaire pour combattre Daesh. Selon cet accord, le GNA devait se voir accorder un vote de confiance pour exercer ses fonctions. La première tentative avait été rejetée le 25 janvier dernier par le Parlement de Tobrouk qui soutient l’exécutif rival du GNA appelé le gouvernement de Tobrouk, basé à Baida dans l’est du pays aussi.
    De son côté, la communauté internationale tente depuis des mois de trouver un terrain d’entente entre les deux camps afin d’unir leur force pour en finir avec le groupe Etat islamique. Mais en vain! Selon Mattia Toaldo, expert au groupe de réflexion European Council on Foreign Relations, ce prochain vote, qui aura lieu dans 10 jours, pourrait être fatal, car, explique-t-il, «il pourrait faire tomber le Conseil présidentiel». «Cela pourrait donner lieu à une nouvelle crise institutionnelle en minant la légitimité du GNA et en ramenant le processus politique à la case départ», ajoute-t-il.

     

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