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    Courrier des Lecteurs

    Zéro mika
    Une transition chaotique

    Par L'Economiste | Edition N°:4838 Le 18/08/2016 | Partager
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    ■ Les sacs en plastique circulent toujours!
    Etonnant! Plus d’un mois après leur interdiction, les sacs en plastique circulent encore au sein du Royaume! Plusieurs commerces emballent toujours spontanément leurs marchandises par ce moyen pourtant désormais officiellement interdit. L’article sur le sujet paru le 12 août dernier précise qu’il existe encore deux sources d’approvisionnement: des usines informelles de la région du Grand Casablanca et la contrebande provenant du Nord. Pourtant, ce ne sont pas les produits de rechange qui manquent. Des sachets en papier aux sacs de congélation, en passant par le papier glacé, l’on peut dire que les consommateurs ont l’embarras du choix. Je pense personnellement que cette opération a  été mal menée dès le départ! L’interdiction a été en effet trop brutale… Il aurait fallu instaurer une période d’adaptation en bonne et due forme, le temps que les solutions alternatives soient trouvées, mais surtout adoptées.
    K.S.

    ■ Consternante mauvaise foi
    Votre article «Zéro mika: douloureuse transition» ne pouvait pas mieux tomber. Il est à la fois consternant et désolant de constater la mauvaise foi de certains commerçants. Alors que le coût de revient des petits sacs en papier est de 70 centimes à peine, ils se permettent de les revendre à 5 DH! D’autres sacs en tissu leur coûtent aussi moins de 1 DH et ils les facturent à 3 DH. Il est évident que l’anarchie règne. La période de transition vers le zéro mika a été mal préparée. Même parmi ceux qui vendaient leurs produits dans des sacs en papier gratuits, certains commencent à les facturer, sans vergogne. Le ministère de tutelle devrait agir au plus vite.
    S.H.

    ■ Le cauchemar persiste
    En ville, il est rare de voir encore des sacs plastiques proposés par les magasins et les épiceries. Mais dès que l’on sort de l’espace urbain, le cauchemar persiste! Les sacs plastiques sont toujours présents, alors que c’est au sein des paysages ruraux qu’ils devaient impérativement disparaître! Nos campagnes continuent d’être polluées, à quelques mois de la COP 22. Quelle image allons-nous donner au monde si cela continue ainsi?
    A.K.

                                                                             

    ■ Mauvaises victimes et bons assassins?
    Permettez-moi d’exprimer ma profonde déception (et ma colère) envers le Conseil national des droits de l’homme. Rien ne me gêne, bien au contraire, quand je vois et j’entends le respectable et respecté El Yazami défendre les droits des gens, y compris ceux des prisonniers, à être traités selon le droit. Il est dans son rôle, payé par les contribuables pour accomplir cette tâche. Par contre, voir le Conseil monter toute une séance de communication de télévision pour la  libération anticipée d’une personne reconnue coupable de meurtre avec préméditation, cela me dérange beaucoup! C’est pourtant ce qu’ont fait Monsieur Mohammed Essabbar, secrétaire général du CNDH, et Madame Taoud,  la présidente du CNDH Tanger. Que l’on milite contre la peine de mort,  il n’y a rien à redire. Moi aussi je suis contre la peine de mort. Que l’on présente un meurtrier comme le héros de la lutte contre la peine de mort, il y a là un rapprochement que je ne peux pas faire: le CNDH veut-il nous dire qu’il y a des morts qui méritaient d’être tués et des assassins qui ne méritent pas leur emprisonnement? Il y a donc dans ce beau pays des mauvaises victimes et des bons assassins. Nous devrons fêter les seconds et oublier les premières?! Le CNDH a décidé de traiter la meurtrière comme une héroïne, avec maquillage, jolie tenue et belle lumière, tout cela pour les caméras. Une opération de com’ pensée, organisée et menée à son terme. Mais c’est une opération qui reverse complètement les valeurs. Comme si par les temps qui courent on avait encore besoin d’inconscients qui mettent morale et droit cul par-dessus tête! Que le CNDH se réjouisse de la levée d’une condamnation à mort, soit! Mais au moins qu’il le fasse en marquant un  minimum de compassion pour la victime, qui, elle, n’est plus là pour dire sa vérité.  
    Me Yasmina El K.
    Avocate à Casablanca

    ■ Chèques de banque
    Je constate que votre journal s’est récemment penché sur le fléau des chèques sans provisions. Néanmoins, vous vous êtes uniquement arrêtés à étaler les statistiques et autres chiffres importants. Je pense qu’il faudrait aller plus loin et s’attaquer au fond de ce grand fléau qui a conduit nombreuses victimes en prison, avec pour seul tort d’avoir fait confiance à un chéquier établi, imprimé et édité par une banque nationale censée en garantir le paiement.
     A. Tazi, entrepreneur

    ■ Politique sociale
    Je m’associe à votre analyse sur le chômage et à votre éditorial datant du mardi 9 août dernier. Le plus gros danger qui guette actuellement notre pays est en effet le chômage, et à nouveau la précarisation. J’ai été haut fonctionnaire et à cette époque, nous nous sommes attachés à faire émerger et à structurer des niches pour la création d’emplois. Nous avions organisé le secteur des économies sociales et solidaires. Je vois que ce gouvernement a détruit ces réalisations, par son incapacité à comprendre comment l’économie sociale fonctionne ou à cause d’autres motifs que je n’ose pas imaginer.
    N. G., ancien haut fonctionnaire

    ■ Interdisons de fumer dans les lieux publics!
    Il est plus que temps d’interdire officiellement de fumer dans les lieux publics du pays en sortant les décrets d’application! En effet, à mon sens, c’est un geste simple et très bon pour la santé des Marocains. Ce geste s’avère également clairement écologique. D’autant plus que le budget de la Santé sera énormément réduit. J’ajoute par ailleurs que le Premier ministre a déjà promis l’application de ces décrets. Une promesse souvent répétée dans l’enceinte du Parlement.
    M.C.

    ■ Incendies de forêt: Le risque toujours présent
    Les incendies de forêt font rage cet été et occasionnent beaucoup de dégâts. C’est en tout cas ce que l’on apprend dans votre journal daté du 11 août. Le dernier en date a eu lieu le 9 août  à une dizaine de kilomètres de Tanger, du côté de la forêt de Mnar. Néanmoins, le plus impressionnant est probablement celui qui s’est déclaré dans la zone de Tnine Sidi El Yamani. Ce dernier a clairement menacé la circulation des trains vers Tanger, ce qui n’est pas rien! Ces catastrophes seraient causées avant tout par la hausse des températures démultipliée par la force des vents d’Est qui peuvent aisément favoriser la propagation de ces incendies.  Pour les combattre, des équipes en charge de la lutte contre les incendies ont été déployées. Cependant, tout n’est pas encore fini! Une vague de vent est prévue dans les prochains jours, ce qui devrait augmenter à nouveau le risque de propagation rapide de ces incendies. Pour lutter contre ce phénomène, il faudrait former davantage les soldats du feu et accroître leurs effectifs. Du matériel de pointe, tel que des canadairs et des véhicules tout terrain, devrait également être mis à leur disposition.
    J.P.

    ■ Effondrement des maisons à Marrakech: Il faut réagir au plus vite!
    Triste mais bel et bien réel! L’effondrement d’une maison dans la médina de Marrakech a récemment entraîné la mort de deux enfants et de leur tante, ensevelis sous les décombres de la pièce dans laquelle ils dormaient. Mais personne n’a rien pu faire. Ce sont les voisins qui ont prêté main forte aux parents des victimes, tentant en vain de dégager les énormes gravats pour atteindre les corps… Les effondrements sont nombreux dans la ville ocre et font souvent des victimes. Aussi, tant que les gens continueront à construire n’importe comment et à rajouter un étage à leur maison déjà fragile, ce type de catastrophe ne disparaîtra pas. Il faut clairement mettre fin à ces pratiques dangereuses et illégales puis renforcer les contrôles des normes de sécurité au niveau de ces habitations. La vie des habitants en dépend!
    A.Y.

    ■ Absentéisme scolaire: De nouvelles mesures pertinentes
    Innovation. Tel sera le mot d’ordre de la rentrée scolaire 2016-2017. Le ministère de l’Education vient de prendre une série de mesures pour lutter contre l’absentéisme dans le secteur de l’enseignement. Enseignants et élèves seront ainsi surveillés de très près! Il faut dire que les professeurs s’absentent près de 35 jours par an, ce qui est énorme… Afin que les élèves ne s’absentent plus, un dispositif électronique consultable sur Internet par les parents sera mis en place. Je pense personnellement qu’il faut sensibiliser davantage les jeunes élèves à l’importance de leur présence en classe et à celle des études dans leur vie. Il en va de leur éducation et de leur  niveau intellectuel et culturel. D’autant plus qu’ils représentent la prochaine génération de Marocains. Agissons et au plus vite!
    G.O.

                                                                             

    Les entreprises insensibles à la baisse des taux

    Les facteurs explicatifs

    En réaction à l’article publié dans votre édition vendredi 12 août concenant les entreprises ne réagissant pas à la baisse des taux, voici quelques éléments explicatifs de cette situation. L’idée communément admise qu’une baisse des taux incite les entreprises à investir plus est depuis longtemps contrebalancée par des observations et des études empiriques qui fournissent des conclusions plus ambiguës et ce, pour plusieurs raisons. Nous en donnerons ici de manière simple quelques-unes. Tout d’abord, cette analyse liant le taux d’intérêt à l’investissement des entreprises se base sur des hypothèses non réalistes comme par exemple l’absence de contrainte de financement.
    Ensuite, une politique monétaire maniant les taux doit s’assurer de l’efficacité du système financier et qui est le seul à rendre ces crédits possibles suite à  une baisse des taux. Les banques centrales décident des taux, mais ne décident pas de la nature des dépenses qui en résultent. Et c’est là tout le problème pour le cas du Maroc caractérisé par une concentration bancaire, des règles prudentielles et des modalités de refinancement qui ne favorisent pas cette politique. Les études mettant en évidence une relation entre les investissements et le taux d’intérêt montrent que c’est souvent la demande adressée aux entreprises qui est le moteur de l’investissement et non le taux d’intérêt. La réaction de la demande au taux d’intérêt est plus significative. Une baisse des taux, peut conduire les ménages à consommer moins, surtout dans une situation de baisse de revenu, mais elle peut conduire d’autres ménages à s’endetter pour consommer plus. L’existence d’une classe moyenne est une variable importante. Une baisse des taux d’endettement entraîne pour les ménages une augmentation de la consommation dirigée sous forme de demande vers les entreprises. Ces dernières s’endetteront à ce moment-là pour répondre à cette demande et non parce que les taux d’intérêt, aussi bas soient-ils, les ont incitées à le faire. La nature du système financier et ses modalités de financement joueront un grand rôle pour rendre ce mécanisme plus actif. A titre d’exemple, dans certains pays, des prêts hypothécaires se font à des taux variables indexés sur des taux courts, pour répercuter les baisses des taux directeurs sur les nouveaux prêts et les plus anciens. Les modalités de refinancement des banques sont déterminantes aussi. Les baisses du taux directeur survenues en 2014 par exemple, au Maroc, ont eu un impact sur les taux débiteurs, lesquels n’avaient pas vraiment relancé les crédits. Les avances de 7 jours par leur nature ne contribuent pas de manière significative à la baisse du coût des ressources des banques. Une politique budgétaire peut également influencer le coût d’usage du capital. Tous ces éléments et bien d’autres peuvent entraver l’efficacité du système financier. La conclusion à tirer et qui est confirmée par tous les modèles des banques centrales, c’est qu’un effet immédiat des mouvements des taux sur l’économie passe moins par le comportement des entreprises que par celui des ménages.
    Mama Hamimida,
    économiste et Professeure à l’Université Hassan II de Casablanca

     

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