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    Aéronautique
    Bombardier Belfast délocalise au Maroc

    Par Amine ATER | Edition N°:4836 Le 16/08/2016 | Partager
    700 postes de l’usine irlandaise devraient être redéployés entre le Maroc et le Mexique
    Le montage des jets de série C concerné par ce redéploiement

    La filiale marocaine du géant canadien de l’aéronautique devrait accueillir une partie du site irlandais  (Belfast). Cette délocalisation est la conséquence directe du déficit de compétitivité du site basé en  Irlande du Nord. «Le Maroc fait aujourd’hui partie du dispositif de production de Bombardier et contribue à sa compétitivité. Au niveau du Gimas, les informations qui nous parviennent montrent une satisfaction de Bombardier par rapport à ses activités au Maroc», précise Benbrahim Andaloussi, président du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (Gimas).
    Cette décision est motivée par des objectifs de réduction des coûts du constructeur aéronautique. Le redéploiement concerne le montage des jets de série C. Une délocalisation qui entraînera la suppression de 700 postes en 2016 et de 1.080 en 2017 à Belfast. Des emplois qui seront redéployés entre les sites marocains et mexicains, voire ceux chinois du constructeur canadien.
    La présence de la plateforme Maroc au côté du Mexique est loin d’être un hasard. Le management du Gimas avait déjà affiché son ambition, en mars dernier, de faire du Maroc le principal fournisseur de l’Europe en composants aéronautiques. Un positionnement semblable à celui du Mexique qui a réussi à s’imposer en tant que plateforme aérospatiale d’Amérique du Nord (228 milliards de dollars de revenus et 462.000 emplois), en récupérant  4,5 milliards de dollars de revenu et 29.000 emplois. En clair, le Mexique a récupéré 2% des revenus et 6% des emplois du secteur aéronautique en Amérique du Nord. L’Europe pour sa part représente 127,8 milliards de dollars de revenus engrangés par l’industrie aéronautique et pas moins de 375.000 emplois.
    Fort de sa proximité géographique avec le Vieux continent, le Maroc ambitionne de capter 23.500 emplois et 2,5 milliards de dollars de revenus, soit 24,3 milliards de DH. Une projection du Gimas qui se confirme par les travaux d’extension de son site de Casablanca qui ont débuté en octobre dernier. Une extension qui a nécessité un investissement de 140 millions de dollars (soit près de 1,3 milliard de DH).
    Cette enveloppe devrait atteindre 200 millions de dollars à l’horizon 2020.
    Le redéploiement vers le Maroc et le Mexique s’explique également par la baisse de 6,7% du chiffre d’affaires de Bombardier au 2e trimestre, à 4,31 milliards de dollars. Une contraction qui a entraîné une perte nette de 490 millions de dollars sur la même période chez le constructeur canadien.
    Cette méforme de l’entreprise a également dû convaincre le management à accélérer le redéploiement des activités de l’usine de Belfast vers d’autres unités plus compétitives, notamment au Maroc et au Mexique.

    Une aubaine pour MidParc!

    Le site casablancais du constructeur aéronautique Bombardier emploie actuellement près de 300 salariés. Un effectif qui devrait atteindre 850 collaborateurs à l’horizon 2020, pour dépasser 1.000 postes dans les années à venir.
    La production du site de MidParc (situé à Nouaceur au sud de Casablanca)  est destinée aux usines du groupe installées au Canada, aux Etats-Unis ou encore en Irlande du Nord pour la fabrication de différents types d’avion, notamment la série CRJ.
    La récente décision du constructeur canadien de transférer une partie de la production de son usine de Belfast vers le Maroc et le Mexique se justifie par la baisse de 9,6% du chiffre d’affaires accusée par Bombardier en 2015, soit 18,17 milliards de dollars.
    Le bénéfice hors éléments exceptionnels du groupe a quant à lui été divisé par moitié, atteignant 326 millions de dollars.  D’ailleurs, la multinationale a enregistré une perte (avant intérêts et impôts) de 4,84 milliards de dollars, contre 566 millions de dollars en 2014.

     

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