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    Gouvernement espagnol: Les tractations continuent

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:4834 Le 12/08/2016 | Partager
    Le parti libéral impose des conditions pour accorder son appui à Rajoy
    Il exige le retrait des élus mis en examen pour corruption
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    La paralysie politique se poursuit en Espagne. Néanmoins, le chef du parti populaire de droite, Mariano Rajoy, conscient de l’urgence de former un gouvernement, a promis d’«être constructif» dans l’examen des conditions émises par le dirigeant du parti libéral (Ph. AFP)

    Coup de théâtre en Espagne, le président du parti libéral Ciudadanos, Albert Rivera a pris les devants pour débloquer la situation en rencontrant le conservateur Mariano Rajoy. Il avait pourtant toujours affirmé qu’il ne soutiendrait pas un gouvernement piloté par Rajoy qu’il considère s’opposer aux engagements de son parti.
    Après deux élections législatives, l’Espagne n’est pas arrivée à dégager une majorité pour former le gouvernement. Afin de contrer cette situation de blocage, le parti centriste de Rivera s’est prononcé cette semaine en disant être prêt à donner son vote de confiance pour un gouvernement dirigé par Rajoy, le Premier ministre par intérim depuis huit mois déjà. Néanmoins, il n’accordera son vote que sous certaines conditions intangibles!
    Le Premier ministre sortant, Rajoy, accepte d’étudier les requêtes du parti libéral pour obtenir son appui. Ainsi, le comité exécutif du parti populaire procédera au vote, le 17 août, pour statuer sur les conditions des centristes. Les exigences du parti libéral passent par six conditions «minimales» pour ouvrir les négociations. Pour commencer, il souhaite le retrait de mandat aux élus mis en examen pour corruption politique. En deuxième lieu, il réclame la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le présumé financement illégal du parti, mais également la révision des immunités dont disposent les élus régionaux et nationaux.
    Par ailleurs, le parti de Rivera exige mettre un terme aux grâces accordées aux condamnés pour corruption, ainsi que la réforme de la loi électorale qui défavorise les petits partis. De même qui’il impose des listes ouvertes qui renforceront la proportionnalité. Et finalement, comme sixième condition, le parti demande à limiter le nombre de mandats du Chef de gouvernement à deux. Outre le fait que ces mesures viennent purifier le champ politique, force est de constater qu’elles sont aussi destinées à faire le grand ménage du côté du parti populaire de droite. Cependant, Rivera ne souhaite pas être membre dans le «futur» gouvernement de Rajoy, car il considère qu’il ne représente pas le candidat «idéal».
    Pour rappel, l’Espagne est sans gouvernement depuis plus de huit mois. Mariano Rajoy a été dans l’incapacité de réunir la majorité absolue au Parlement pour sa constitution. A l’heure qu’il est, le temps presse. Il doit absolument former un gouvernement avant septembre au risque de voir le troisième scrutin de l’année refaire surface.  
    L’Union européenne de son côté met la pression. Elle exige que l’Espagne vote son Budget 2017 dans les plus brefs délais afin qu’elle réponde aux exigences de la Commission européenne visant la réduction du déficit budgétaire.

     

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