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    Par L'Economiste | Edition N°:4834 Le 12/08/2016 | Partager

    ■ Amende pour négligence

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    AT&T (logo) vient d’écoper d’une amende modeste, équivalente à 69 millions de DH, dont le motif est cependant très intéressant: négligence envers la protection de ses clients. Cette très ancienne compagnie de téléphone (créée en 1885 sous sa forme originelle) a été punie par l’ANRT américaine, la Commission fédérale des communications (FCC), parce qu’elle a laissé des voyous proposer des services inexistants. Pas n’importe quels voyous: ils avaient déjà eu maille à partir avec la justice ou se trouvaient en prison, quand ils se sont mis à proposer des services payants d’annuaire. Annuaire qui n’existait pas. La FCC a considéré qu’AT&T a manqué à ses obligations en ne protégeant pas ses abonnés. Pourtant, il y a tout juste un an, AT&T avait fait grandement parler d’elle, lorsque Edward Snowden a rendu publiques des informations montrant que la firme avait «particulièrement bien collaboré avec la NSA» (National Security Agency, organe de surveillance des citoyens ayant le privilège d’agir avec très peu de couvertures judiciaires). AT&T aurait fourni  des millions de données par jour sur les mails et appels téléphoniques de ses clients, sans injonction de la justice. L’ONU, elle-même, a été espionnée.

    ■ Erdogan menace ses banques

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    Après de sérieuses mises en garde de la Banque centrale et du Premier ministre, les banques turques sont maintenant menacées par le président lui-même. Il promet à mots à peine couverts de les sanctionner pour «trahison» si elles ne reprennent pas vite des prêts en abaissant les taux d’intérêt.
    Le souci est que l’économie turque tourne beaucoup à crédit alors que les épargnants ont retiré en partie leurs avoirs au lendemain du coup d’Etat manqué. Les banques turques ont l’habitude de se financer à l’international, dans des proportions sans commune mesure avec le Maroc. Or, l’emprunt à l’étranger va devenir difficile puisque les grandes agences de notation ont mis Ankara et ses banques sous perspective négative, quand elles ne les ont pas déjà dégradées. Des analyses commencent à sortir indiquant qu’officiellement les créances douteuses sont de 4% environ alors que les banques provisionnent discrètement sur la base de 20%! Ergodan vient d’exiger que lui soient remis les rapports d’analyses de toutes les banques, prélude à une épuration bancaire sans doute. Contrairement aux banques marocaines, les banques turques n’ont pas le niveau  de gestion pour s’implanter à l’étranger. La situation s’est aggravée ces dernières années quand elles ont financé les  politiques (et la famille) d’Erdogan. A titre d’exemple du manque de rigueur,  Bank Asya (logo), banque de produits islamiques et restée proche de Gülen après la rupture avec Erdogan en 2013, employait quelque 221 personnes par agence, au moment où la banque centrale a dû la secourir.

     

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