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    Economie

    L’aviation d’affaires prépare son nouveau business model

    Par Safall FALL | Edition N°:4829 Le 05/08/2016 | Partager
    Nouvelle tentative pour relancer le segment
    Près de 225 millions de DH de chiffre d’affaires annuel
    Mohammed V, Tit Mellil et Benslimane… La plateforme casablancaise en pole position
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    Avec un volume annuel qui dépasse les 15.000 passagers, le segment est devenu stratégique, mais manque encore de visibilité sur son potentiel de croissance

    L’aviation privée veut prendre de la hauteur. L’Etat et les opérateurs se sont décidés à prendre le secteur au sérieux. Le ministère du Transport vient de lancer la seconde phase d’une étude sur le potentiel de développement du segment. Mais comme dans toute filière émergente, il faudra commencer par le commencement: les textes. Ce sera l’un des chantiers prioritaires pour la tutelle puisque l’activité ne dispose pas encore de cadre réglementaire dédié.  A l’heure actuelle, trois textes régissent indirectement le secteur.  Il s’agit du Décret n° 2.61.161 du 07 Safar 1382 (10 juillet 1962) portant réglementation de l’aéronautique civile, ainsi que d’un arrêté du ministre du Transport et de la Marine marchande fixant les conditions relatives à l’obtention de l’autorisation d’exploitation des services de transport public et de travail aérien. S’y ajoute un cahier des charges fixant les conditions d’octroi d’autorisation d’exploitation des services aériens de transport public, réguliers et non réguliers. Mais le législateur s’est fait dépasser par le business qui connaît un réel essor depuis quelques années. Le nouveau texte en projet sera effectivement nécessaire pour l’encadrement et l’organisation d’un business qui brasse déjà plus de 225 millions de DH, selon les dernières statistiques officielles disponibles.
    Chez les professionnels, l’on attend de pied ferme une réelle stratégie. «De nouveaux marchés ont émergé pour l’offre marocaine d’aviation privée ces dernières années. L’Afrique, par exemple, est devenue l’une des destinations les plus demandées, en plus des marchés historiques d’Europe», explique Chafik Lahrichi, patron de l’une des compagnies les plus actives en ce moment sur ce segment de l’aviation civile.  
    Du côté de la tutelle, l’objectif est surtout de  disposer «d’une meilleure visibilité du secteur, tout en quantifiant ses impacts socioéconomiques, et de faire de l’aviation d’affaires une activité efficace, rentable et économiquement viable». Outre le chantier législatif, «la formation des ressources humaines dédiées à cette activité, à la gestion des infrastructures aéroportuaires et au management d’avions, ainsi que la promotion des liaisons aériennes non desservies d’une manière régulière», sont aussi sur la liste des impératifs. Concernant le volet infrastructurel, une étude de faisabilité est déjà en cours pour la requalification de l’aéroport de Tit Mellil, dans le Grand Casablanca, en plateforme entièrement dédiée à l’aviation privée et d’affaires. Piloté par l’Office national des aéroports (ONDA), ce travail devrait mener à la définition du business plan pour la réalisation des infrastructures et la reconversion des équipements du site.
    Le projet figure d’ailleurs dans la dizaine  de dossiers déjà introduits dans le cadre de l’exécution de la nouvelle loi sur le PPP. L’étude se concentrera aussi sur la multiplication des bases FBO (fixed base operator) dédiées à l’aviation d’affaires sur plusieurs plateformes aéroportuaires du Royaume qui se partagent déjà l’essentiel du trafic. La plateforme casablancaise, constituée de Mohammed V, Benslimane et Tit Mellil, est en pole position avec plus de 26% du trafic enregistré au niveau national. Elle est talonnée de près par Marrakech avec 25% du volume, suivie de Rabat-Salé (13%),  Ouarzazate (5%) et Fès-Saiss (3,3%). L’objectif, à terme,  est de surfer sur la dynamique d’affaires et du segment MICE que connaissent ces destinations.

     

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