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Economie

Enseignement supérieur
Statu quo sur les concours

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4820 Le 25/07/2016 | Partager
Daoudi décide de ne pas activer leur suppression
Le projet sera tranché par le prochain gouvernement
Médecine, ENCG, dentaire, ENSA, … plusieurs sont prévus cette semaine
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Pour mettre toutes les chances de leur côté, les bacheliers s’inscrivent dans plusieurs établissements et passent plusieurs concours à la fois. Ce qui donne lieu à beaucoup de déperditions. A peine 30% des candidats convoqués par les établissements à accès régulé (hors écoles d’ingénieurs) se sont présentés l’an dernier aux épreuves. Après les tests d’admission, en général, jusqu’à 20% de places sont perdues, en raison du désistement des candidats

C’est la période des concours. Des milliers de bacheliers passeront cette semaine les examens écrits des écoles à accès régulé. Les ENCG (Ecoles nationales de commerce et de gestion) ouvrent le bal ce lundi. Elles seront suivies tout au long de la semaine par les facultés de médecine, dentaire, de pharmacie, les ENSA (Ecoles nationales des sciences appliquées),… Chez les candidats et leurs parents, la pression est à son comble. Certains nouveaux bacheliers prévoient de passer plusieurs épreuves à la fois, afin de maximiser leurs chances de décrocher une place dans une école de renom. Cela donne naturellement lieu à des déperditions au niveau des places offertes, puisque les candidats choisissent au final un seul établissement (voir illustration). 

Le ministère de l’Enseignement supérieur avait annoncé en 2015 son projet de supprimer les concours aux établissements accessibles après le baccalauréat (les écoles d’ingénieurs ne sont pas concernées car accessibles après deux années de classes prépas). A la fois pour des raisons de coûts et «d’équité». Les examens requièrent une énorme logistique pour les écoles et nécessitent des budgets conséquents. Les parents aussi en paient le prix fort, puisqu’ils inscrivent leurs enfants dans des programmes de préparation intensive des tests d’admission (voir encadré). Ils doivent aussi parfois se déplacer dans plusieurs villes. «Ce sont les plus aisés qui en sortent gagnants, puisqu’ils ont les moyens de s’offrir des cours de soutien et de se déplacer», explique-t-on au ministère de l’Enseignement supérieur. Les concours devaient être remplacés par une sélection digitalisée, sur la base de la note de l’examen du baccalauréat (la note du contrôle continu n’avait pas été prise en considération, car jugée peu fiable). Le cahier de charges de la plateforme électronique censée gérer le nouveau système a bien été rédigé. Un appel d’offres pour sélectionner un développeur a même été lancé. La mesure devait rentrer en vigueur pour cette rentrée 2016-2017. Cependant, l’appel d’offres n’ayant pas été fructueux, la tutelle a dû reporter l’opération. Aujourd’hui, c’est le statu quo. «Le terrain est préparé. Le cahier de charges est prêt. La décision de mener à bout ce projet reviendra au prochain gouvernement. Je ne peux pas ouvrir un chantier en fin de mandat», déclare le ministre de l’Enseignement supérieur, Lahcen Daoudi. «Pour ma part, j’ai déjà pris la décision de ne prendre en considération que la note de l’examen du bac national et régional pour les concours. J’ai également mis fin au test oral qui donnait lieu à beaucoup de contestations. La suite ne dépendra pas de moi», poursuit-il. 
Ce ne sera donc peut-être pas la dernière fois où les bacheliers auront à passer des concours.

 

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