International

Une nouvelle espèce de chameau en Asie

Par L'Economiste | Edition N°:953 Le 08/02/2001 | Partager

. Les experts estiment que la population totale est de moins de 1.000 têtes. L'animal peut vivre en ne buvant que l'eau salée qu'il trouve dans le désertAu pied du Tibet dans le Nord-Ouest de la Chine, des experts pensent avoir découvert une nouvelle espèce de chameau qui suscite leur plus vif intérêt car l'animal peut survivre en milieu hostile. L'information a été donnée mardi dernier à Nairobi par les responsables du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), assurant que les résultats de tests génétiques en cours le confirmeraient bientôt. Ce chameau peut vivre en ne buvant que l'eau salée qu'il trouve dans le désert. «Les scientifiques qui effectuent les tests génétiques ont mis en lumière une différence génétique de 3% entre le chameau domestique et ce chameau sauvage à deux bosses«, a affirmé John Hare, le chef de la mission sino-britannique qui a découvert cet animal. S'il existe au moins 3% de différence, il s'agit bien d'une espèce distincte. La différence génétique entre l'homme et le chimpanzé est de 5%. Les experts estiment que la population totale de ces chameaux en Asie est de moins de 1.000 têtes, ce qui en fait une espèce plus menacée que le panda géant. L'animal se distingue de son «cousin« domestique de la même région par une distance plus grande entre ses deux bosses et des genoux couverts de poils, a expliqué M. Robert Hepworth, un expert en biodiversité du PNUE. L'animal est connu depuis toujours par la population proche de l'endroit où l'équipe sino-britannique l'a observé, au milieu du désert hostile de Kum Tagh, dans la province du Xinjiang. Ayant été réservée à des essais nucléaires, c'est une région qui a été interdite d'accès de 1955 à 1996. En fait, ces animaux ont toujours été considérés par les habitants comme une variante sauvage du chameau. Une première récente batterie de tests d'ADN a permis de parler d'une nouvelle espèce. Quinze seulement de ces chameaux se trouvent actuellement en captivité en Chine. «Si l'espèce s'éteint, nous n'avons pas, au sein de la population captive, la quantité et la diversité génétique nécessaires à un programme de reconstitution par l'élevage«, s'inquiète M. John Hare. Les scientifiques pensent qu'il est possible de croiser le chameau sauvage avec le domestique pour améliorer le patrimoine génétique de ce dernier. Il s'agit de le doter de la faculté de survivre dans un environnement pourvu uniquement d'eau salée. Cela constituerait un progrès important pour les populations vivant dans les zones les plus hostiles. Fatim-Zahra TOHRY (AFP)

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