International

Un habitant sur 5 n’a pas accès à l’eau potable

Par L'Economiste | Edition N°:2232 Le 13/03/2006 | Partager

. Forum mondial de l’eau du 16 au 22 mars à MexicoEnviron 2,6 milliards de personnes, soit 40% de la population mondiale, n’ont pas accès à un système d’assainissement des eaux usées, dénonce le 2e rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, rendu public jeudi à Mexico.«Du fait de la mauvaise gestion (des ressources en eau), des moyens limités et des changements environnementaux, près d’un habitant de la planète sur cinq n’a toujours pas accès à l’eau potable et 40% de la population mondiale ne disposent pas d’un service d’assainissement de base», souligne le rapport.«Ces personnes font partie des plus pauvres au monde et plus de la moitié d’entre elles vivent en Chine ou en Inde», ajoute le document.«A ce rythme, des régions telles que l’Afrique sub-saharienne n’atteindront pas l’Objectif du Millénaire qui vise à réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population n’ayant pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable», critique le rapport.Le rapport de l’Onu explique la situation par «les mauvaises pratiques de gestion, la corruption, l’absence d’institutions appropriées, l’inertie bureaucratique et la faiblesse des investissements dans les domaines des ressources humaines et des infrastructures physiques».«Une bonne gouvernance est essentielle à la gestion de nos ressources en eau douce qui sont de plus en plus limitées. Elle est en outre indispensable à la lutte contre la pauvreté», a souligné le directeur général de l’Unesco, Koïchiro Matsuura.L’Onu estime que quelque 1,6 million de vies pourraient être sauvées chaque année si l’on améliorait les conditions d’accès à l’eau potable, les services d’assainissement et l’hygiène.Neuf catastrophes naturelles sur dix sont liées à l’eau et résultent d’une mauvaise utilisation des sols, relève le rapport. Les changements climatiques aggravent le problème. Le lac Tchad a par exemple perdu près de 90% de sa surface depuis les années 60, principalement à cause du surpâturage, de la déforestation et de grands projets d’irrigation non durables.Deux personnes sur cinq vivent aujourd’hui dans des zones susceptibles d’être inondées, notamment du fait de l’élévation du niveau de la mer.Les pays les plus exposés sont le Bangladesh, la Chine, les États-Unis, l’Inde, le Pakistan, les Pays-Bas, les Philippines et les petits États insulaires en développement.La publication du rapport intervient une semaine avant le début du 4e Forum mondial de l’eau, qui se déroulera du 16 au 22 mars à Mexico.Synthèse L’Economiste

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