Economie Internationale

Après l'annonce du retrait des Etats-Unis : L'ONUDI va réduire ses effectifs et redéfinir sa cible

Par L'Economiste | Edition N°:208 Le 14/12/1995 | Partager

La sixième conférence générale de l'ONUDI (Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel), qui s'est tenue du 4 au 8 décembre à Vienne en Autriche, aura été marquée par l'annonce du retrait des Etats-Unis fin 1996. Créée en 1966, l'ONUDI a pour mission de promouvoir et d'accélérer l'industrialisation des pays en développement. Son organe principal, qui n'est autre que la Conférence générale, se réunit tous les deux ans avec pour objectif d'adopter le budget et de fixer les orientations de l'Organisation.
Déplorée par les Européens, la démission des Etats-Unis "renforce l'idée que la puissance américaine n'a plus de contrepoids et que la seule stratégie des Etats-Unis se résume par "America First"", commente Les Echos.

Au représentant permanent américain auprès de l'Organisation, qui estime que l'ONUDI n'est pas un élément nécessaire du système des Nations Unies, les Européens rétorquent qu'elle a encore un rôle à jouer et souhaitent que le processus de réforme, qui marque le pas, soit relancé.
Après le départ des Etats-Unis, l'Union Européenne s'engage à soutenir l'Organisation, mais aucun des membres de cette dernière (168 sans les Etats-Unis) ne compte boucher le trou que Washington va laisser: 40 millions de Dollars (1$US=8,54DH) dont 15 millions d'arriérés et 25 millions représentant sa contribution au budget annuel de l'ONUDI.
En conséquence, l'Organisation devra se débarrasser d'une partie de son personnel (230), qu'elle a déjà réduit en 1993, en le portant de 1.300 à 990 fonctionnaires. Elle sera également amenée à restreindre son champ d'activité, l'Afrique et les pays les moins développés restant prioritaires.
Se prononçant au nom de l'UE, actuellement sous présidence espagnole, le représentant de l'Espagne à l'ONUDI a déclaré que les Quinze allaient prendre en charge 50% du budget de l'Organisation, le Japon devant y contribuer à hauteur de 22%.

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