Courrier des Lecteurs

Donner du sens à la jeunesse

Par L'Economiste | Edition N°:5340 Le 30/08/2018 | Partager
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L’enquête des jeunes de L’Economiste-Sunergia dresse un portrait très sombre sur l’opinion des jeunes du Maroc. Livrée à elle-même et sans repères, la jeunesse a perdu espoir. Tous ou presque veulent quitter le pays afin de vivre sous d’autres cieux  plus cohérents avec le mode de vie qu’ils souhaitent vivre.

■ Le masque religieux
Tous se cachent derrière la religion. Hommes et femmes. Pas par conviction des valeurs qu'ils portent, mais par crainte d'être maudits: de rater un examen, de ne pas obtenir son crédit, de ne pas trouver le bon conjoint, d'être malade, de perdre un membre de sa famille... C'est ce que redoutent ces jeunes marocains. Aucun ne comprend l'essence de l'islam. Ils n'en retiennent que quelques litanies. Ce sont tous des perroquets. Mais des perroquets crétins qui ne savent pas ce qu'ils veulent, sauf peut-être émigrer si possible vers un horizon occidental. C'est la seule chose qui les unit tous et toutes. Preuve en est que ces bons musulmans ne rêvent jamais d'aller vivre dans les pays où la Charia est appliquée, et où les hommes comme les femmes sont couverts de la tête jusqu'aux pieds, comme c’est le cas en Arabie saoudite. Il faudrait d'ailleurs leur demander pourquoi cette destination ne les attire pas.
Nadia

■ Islam et modernité ne sont pas antinomiques...
Faudrait d'abord se poser la question suivante: Qu'est-ce que la modernité? Pour comprendre pourquoi nous, musulmans, n'accepterons jamais la modernité telle qu'elle est conçue et véhiculée par les médias.
Bafilal

■ Partez tous!
Le monde est vaste, qu'ils partent et qu'ils libèrent la place pour d’autres. Le Maroc ne s'arrêtera pas de tourner pour autant. Les Siciliens ont presque tous émigré aux Etats-Unis et sont devenus Américains et cela a changé leur vie. Alors soyez courageux et faites comme eux.
H.A.  

■ Schizophrénie sociale et religieuse
J’ai lu la même chose il y a 15-20 ans, quand j’étais dans les CSP indiqués dans l’article. Rien n’a changé depuis! La schizophrénie sociale et religieuse fait toujours partie de notre lutte quotidienne. On pêche et on prêche juste après... Certains ont réussi à trouver leur équilibre, d’autres l’ont perdu. Le pauvre prie plus que le riche, et le riche se prend pour l’élu et oublie de prier...  
R.B.

                                                                                             

Equivalence des diplômes: Un jugement qui fera jurisprudence

Les articles 51 et 52 de la loi 01-00 stipulent que les diplômes des filières accréditées par le ministère peuvent être admis en équivalence. Toutefois, même si elle existe, cette loi n’a jamais été applicable et est  méconnue des étudiants. Mais ce n’est pas le cas d’un jeune lauréat de HEC Rabat qui vient d’obtenir un jugement de la Cour d’appel de Rabat, lui admettant le droit à l’équivalence de son diplôme privé.

■ Une décision courageuse
Un juge a pris une décision courageuse qui reflète clairement l’indépendance de la justice marocaine! La démarche de cet étudiant de l’école HEC Rabat, encadré par son administration, a permis l’obtention d’un jugement historique qui fera jurisprudence et qui permet désormais aux lauréats de filières accrédites des établissements privés d’obtenir l’équivalence.
Khalil EL Kouhen,
Ancien directeur de HEC Rabat

■ Un cahier des charges draconien
Si le diplôme est obtenu dans les mêmes conditions dans lesquelles on obtient un diplôme d’Etat, pourquoi pas. Mais ce qui est inquiétant, c’est que le diplômé du secteur privé va profiter de cette manne pour créer une nouvelle voie d’arnaque afin d’accéder à des postes sans pour autant avoir les compétences requises. Il serait donc judicieux d’imposer aux écoles privées un cahier des charges qui pourra garantir la qualité des diplômes délivrés.   
Soufiane

                                                                                             

Hôpital public: Quand la femme de ménage s’improvise
aide soignante...

La veille de l’Aïd El Kbir (le mardi 21 août), j’ai eu un accident contre un motocycliste. Comme la police ne vient pas constater l’accident, après une dizaine d’appels... je me suis résolu à emmener le jeune homme blessé aux genoux à l’hôpital Mohammed V de Hay Mohammadi à Casablanca. Ce jour-là, curieusement, il n’y a pas de médecin chef. Le nombre de patients en consultations dépasse de loin celui du personnel médical, visiblement très débordé et dépassé par les événements.

Après avoir réglé à la Caisse le montant pour faire une radio, le préposé au service radiologie nous assure plus tard qu’il n’y a pas de fracture et qu’il fallait juste faire un bandage imbibé d’alcool. Sauf qu’à la salle des soins, des blessés hurlent et insultent les deux dames en service. Une fois notre tour arrive, je demande de l’alcool et un bandage.

Réponse d’une femme de ménage: «On n’a pas l’alcool ici. Il faut acheter l’alcool à bruler et rajouter l’équivalent d’un verre d’eau». Après, c’est la même femme de ménage qui met le bandage au motocycliste blessé! Mais où sont passés les infirmiers? «Ils sont partis acheter le mouton», ironise un blessé sur place. Sans commentaire...
Rayane

 

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