Société

Caftan 2018: Un vent tribal souffle sur la création marocaine

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5243 Le 03/04/2018 | Partager
Le 14 avril sur la scène du Palmeraie Resort à Marrakech
Une 22e édition qui rend hommage au mode de vie ethnique
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Sur la scène du Palmeraie Resort à Marrakech, le 14 avril prochain, stylistes confirmés et jeunes talents vont présenter leurs dernières collections inspirées des modes de vie des communautés ethniques (Source: Caftan)

Après l’hymne à la paix lancé en 2017, ce sont aux ethnies que l’événement Caftan rend hommage cette année. Celles d’Asie, d’Amérique, d’Afrique, sédentaires ou nomades, les tribus possèdent un patrimoine culturel hors du commun, des styles de vie qui se distinguent et dont elles sont les gardiennes.

Ces liens vers le passé ont été les mots d’ordre pour inspirer les stylistes de cette 22e édition, qui sort des boutiques la création haute couture marocaine. Sur la scène du Palmeraie Resort à Marrakech, le 14 avril prochain, confirmés et jeunes talents vont ainsi présenter leurs dernières collections pour un show toujours très attendu du public.

Initiée par le magazine FDM, cette soirée se veut spectacle. Tableaux de danseuses et danseurs, décors télégéniques, stars nationales de la chanson, le tout porté par une bande son de qualité, suivent le rythme et ambiancent les défilés. Dans un mélange d’arts ancestraux et de tendances de mode actuelles, tous ont distillé dans leurs créations un peu de l’esprit de ces communautés ethniques simples, solidaires, courageuses, et en totale symbiose avec l’environnement qui les entoure. L’occasion de rendre hommage à ces cultures tribales en célébrant leur beauté et leur singularité.

Il y a des habitués, des confirmés comme Bouchra Filali Ksikes, qui puise son inspiration dans les caftans d’autrefois, ou Mounia Amouri. Celle qui a grandi entourée de maâlems et d’artisans dans l’atelier de couture traditionnelle de sa grand-mère, Hind Lamtiri, place le choix des matières comme base fondamentale du caftan. Satin de soie, taffetas, velours, brocart tissé main, laines,…autant de tissus qu’elle travaille pour ses collections rehaussés de broderies, perlages ou autres incrustations.

Du côté de Myriem Bouafi, l’habit traditionnel peut être un mélange de velours noir et de perles de corail, ou de jersey et de dentelles de Calais. Elle avoue ne suivre que ses propres règles, en optant pour des tissus fluides qui se conjuguent facilement avec le quotidien et mettent en valeur le corps des femmes.

Toujours dans la catégorie des créateurs confirmés, cette 22e édition met aussi à l’honneur le travail de Maria Chahdi Ouazzani, de Meriem Belkhayat qui a de qui tenir entre une mère couturière et son père Abdelhadi, grande figure de la chanson populaire marocaine.

Grandir au sein d’une famille artistique ou auprès d’un parent créateur lui-même est d’ailleurs un point commun à de nombreux stylistes. Siham Elhabti n’échappe pas à la règle, ni Nisrine Ezzaki Bakkali ou Zineb Lyoubi Idrissi… la couture marocaine étant ainsi un héritage entre générations.

Parmi ce cru 2018, Salima El Boussouni est passée de jeune talent en 2015 à styliste confirmée l’année suivante pour l’événement caftan. La soirée est aussi l’occasion pour les nouveaux créateurs de percer dans le milieu et d’être repérés. Mounia Adlouni, Imane Tadlaoui Faouz ou Houda Larini faisant partie des révélations à ne pas quitter des yeux.

 

 

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