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Insolites

Un Monde Fou

Par L'Economiste | Edition N°:5178 Le 28/12/2017 | Partager

■ Un Premier ministre reçoit 300 cravates de militants de la société civile
Des militants de la société civile kosovare ont accroché mardi 300 cravates sur un grillage devant le bâtiment du gouvernement, destinées au Premier ministre Ramush Haradinaj, pour protester contre sa récente décision de doubler son salaire. «Je dois être au niveau de mes responsabilités. Je suis obligé d'avoir une cravate, je ne peux pas sortir n'importe comment, je dois avoir une chemise», avait déclaré la semaine dernière Ramush Haradinaj dans une interview, justifiant sa décision. Haradinaj, qui vient de présenter au Parlement le rapport de ses 100 premiers jours à la tête du gouvernement, a parmi ses premières décisions fait passer son salaire de 1.500 à 3.000 euros par mois. Réagissant à cette mesure, des militants de l'ONG "Beyond the wall" (derrière le mur, ndlr) ont organisé une collecte de cravates destinées au Premier ministre. «Ramush Haradinaj est le Premier ministre de gens pauvres qui gagnent 200 euros par mois», a déclaré Kushtrim Mehmeti un des responsables de l'ONG. «Il ne doit pas oublier qu'il représente des gens qui n'ont pas un problème de cravate mais qui ont le problème d'être pauvres», a-t-il dit. L'initiative, dont le but était de se moquer du «besoin de Haradinaj d'avoir une bonne apparence», a été largement soutenue et de nombreuses personnes ont fait don de leurs cravates.  Halil Xani, un retraité de 67 ans, qui venait d'accrocher sa cravate, a indiqué que ses revenus s'élevaient à 75 euros par mois et précisé qu'il aurait besoin de trois ans et demi pour gagner le salaire mensuel du Premier ministre. «Cela n'a aucun sens. Nous aussi avons besoin d'argent, pas seulement les responsables», a-t-il dit. Le Kosovo est un des pays les plus pauvres d'Europe avec un taux de chômage d'environ 30% et un pourcentage similaire de gens vivant dans des conditions de pauvreté relative. Huit pour cent des Kosovars sont dans une situation d'extrême pauvreté.

■ Un meurtrier chinois perd la parole
Un meurtrier chinois a si bien joué les muets pendant 12 ans pour tenter d'échapper à son passé... qu'il a fini par perdre la parole, a rapporté récemment un quotidien local. L'homme, du nom de Zeng, avait quitté son village de la province du Zhejiang (est de la Chine) en 2005, après avoir tué l'oncle de sa femme à la suite d'une banale dispute de loyer portant sur 500 yuans (64 euros), a rapporté vendredi le Quotidien du Zhejiang. Feignant le mutisme, l'homme, alors âgé de 33 ans, parvient à se faire embaucher sur un chantier dans une autre province. Changeant de nom, il se marie et devient père de famille. Mais la police locale finit par avoir des soupçons en découvrant que Zeng n'a pas de papiers d'identité. Elle ordonne une prise de sang et découvre en octobre dernier que son ADN est proche de celui des parents du meurtrier recherché depuis 12 ans. Découvert, Zeng ne peut passer aux aveux que par écrit: «Après 12 années de mutisme, il n'arrive plus à parler», raconte le journal. «En ne parlant pas, je ne risquais pas de dire une bêtise», a-t-il expliqué aux policiers. S'il est reconnu coupable de meurtre, l'homme est passible de la peine de mort.o

 

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